Lisbonne valide un nouveau plan de coupes budgétaires
Le gouvernement portugais a approuvé de nouvelles réductions des dépenses publiques afin de compenser la censure de plusieurs mesures d'austérité par la Cour constitutionnelle.
Le gouvernement portugais a approuvé de nouvelles réductions des dépenses publiques afin de compenser la censure de plusieurs mesures d’austérité par la Cour constitutionnelle.
Pour respecter son engagement de réduire le déficit public de 6,4 à 5,5% du PIB en 2013, le Portugal doit poursuivre ses plans d’économies.
Au terme d’une réunion ministérielle qui a duré toute la nuit, le gouvernement portugais a approuvé, jeudi 18 avril, de nouvelles réductions des dépenses publiques d’un montant équivalent à 0,5% du produit intérieur brut (PIB).
Lisbonne compte ainsi sur le versement d’une tranche de deux milliards d’euros par l’Union européenne (UE) et le Fonds monétaire international (FMI), dans le cadre du plan d’aide conclu en 2011.
800 millions d’euros de coupes budgétaires seront dégagés concernant notamment la fonction publique et d’autres dépenses courantes. Elles remplacent les mesures d’austérité censurées par la Cour constitutionnelle portugaise début avril, qui devaient rapporter 1,3 milliard d’euros dans le cadre du budget 2013.
Mesures structurelles avancées
Le Portugal doit en outre avancer l’application de nouvelles mesures structurelles, initialement prévues pour 2014 et 2015, et qui n’ont pas été décrites en détail.
Elles « garantiront le versement de la huitième tranche d’aide au Portugal », a déclaré Miguel Poiares Maduro, ministre du Développement régional. « Cette tranche sera versée si le Portugal respecte ses engagements budgétaires, et nous sommes en mesure de le faire après ces mesures. »
Le gouvernement de Pedro Passos Coelho a également manifesté son intention d’utiliser des fonds structurels de l’UE, destinés à aider au développement de ses pays membres les moins avancés, et de renégocier des partenariats publics-privés (PPP).
Sortie du plan d’aide
Ces mesures d’austérité devraient permettre au Portugal de se passer d’un second plan d’aide et d’emprunter de nouveau sur les marchés financiers. La Commission européenne a salué, début avril, les efforts portugais.
Le Portugal n’aurait pas besoin d’un second renflouement
Les amendements au budget 2013 doivent être présentés à la mi-mai au parlement, où le gouvernement dispose d’une large majorité.