Lisbonne : les lobbies d’entrepreneurs militent pour le « oui » [FR]

Des groupes d’entrepreneurs, plus ou moins importants, jouent de leur influence en faveur d’un vote « oui » lors du référendum irlandais sur le traité de Lisbonne, qui doit se tenir vendredi 2 octobre.

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Des groupes d’entrepreneurs, plus ou moins importants, jouent de leur influence en faveur d’un vote « oui » lors du référendum irlandais sur le traité de Lisbonne, qui doit se tenir vendredi 2 octobre.

A quelques jours de la fin de la campagne, l’Association des petites entreprises irlandaises (SFA) a publié une enquête selon laquelle les trois quarts des petites et moyennes entreprises (PME) estiment que rejeter le traité une seconde fois aurait un impact négatif sur les affaires.

Les sondages donnent le « oui » gagnant à l’approche du vote, mais l’opinion conserve des doutes sur l’impact du traité de Lisbonne sur l’emploi. Certaines affiches proclament que le traité conduira à la reprise économique, alors que d’autres avertissent que les droits des travailleurs seront étouffés par l’agenda pro-entreprise de l’Europe.

La directrice du SFA, Patricia Callan, a observé que la communauté des petites entreprises considérait le vote « oui » pour le traité réformateur de Lisbonne comme étant un vote en faveur de l’investissement, de l’emploi et de l’économie. Quatre PME sur cinq estiment que l’appartenance à l’UE est un facteur important pour le succès des entreprises irlandaises, car les exportations dépendent beaucoup de l’accès au marché unique européen.

Cependant, les opposants au traité de Lisbonne ont contre-attaqué en expliquant que l’appartenance de l’Irlande à l’UE ne serait pas remise en cause en cas de vote « non ».

Les grosses entreprises ont également apporté leur contribution  financière au camp du « oui », avec l’IBEC – le groupe des employeurs – qui a conduit une campagne d’affichage très visible dans toute l’Irlande. Le message principal est que l’Europe va dynamiser la création d’emplois, un argument qui semble répondre aux craintes des électeurs quant à la perte de leur emploi.

L’étendue de la crise économique a souligné à quel point les petites économies ouvertes comme l’Irlande sont vulnérables, ainsi que le besoin d’une Europe forte afin que nous puissions tous ensemble relever les défis qui sont devant nous, a déclaré Brendan Butler, directeur des affaires européennes et internationales à l’IBEC. Cela a mis en avant la valeur de l’Europe, et a renforcé l’importance de la réputation et de la force de l’Irlande à l’intérieur de l’UE, a-t-il expliqué.

Des entreprises d’importance, comme Ryanair ou Intel, ont aussi investi lourdement pour soutenir le vote positif, avec notamment le directeur général de Ryanair Michael O’Leary qui a participé à un duel en tête à tête  avec le dirigeant de Libertas Declan Ganley lors de l’émission d’actualités phare irlandaise, Prime Time.

Les militants du « non » ont décrié l’implication d’entreprises aux moyens importants qu’ils accusent de soutenir un traité qui est préjudiciable aux droits des travailleurs. Les critiques  ont également visé le commissaire européen aux Transports, Antonio Tajani, qui a accepté le transport gratuit et l’hospitalité de Ryanair durant la campagne.