L'Irlande envisage de légiférer sur l'âge d'accès aux réseaux sociaux pendant sa présidence du Conseil de l'UE en 2026
L'Irlande souhaite engager un dialogue avec les grandes entreprises technologiques, dont beaucoup ont leur siège européen dans le pays.
L’Irlande souhaite promouvoir des règles européennes en matière de vérification d’identité sur les réseaux sociaux et d’interdiction d’accès pour les enfants pendant sa présidence tournante du Conseil de l’UE au second semestre 2026.
Dans une interview accordée au site d’information irlandais Extra, le vice-premier ministre Simon Harris a déclaré que son collègue chargé des médias, Patrick O’Donovan, envisageait des propositions visant à interdire l’accès des enfants aux réseaux sociaux, à l’instar de ce qui se fait en Australie.
Dublin souhaite également adopter de nouvelles lois pour lutter contre les « guerriers du clavier » anonymes qui diffusent de la désinformation et des propos haineux en ligne, a ajouté M. Harris, soulignant les risques que cela représente pour la démocratie.
La sécurité des enfants est une priorité dans plusieurs pays de l’UE. Le Danemark, qui assure actuellement la présidence tournante du Conseil jusqu’au 31 décembre, s’est fait le champion des règles de vérification de l’âge et a mené les travaux sur une déclaration relative à la sécurité des enfants.
Le texte, signé cet été par une majorité de ministres européens chargés du numérique, n’est pas allé jusqu’à exiger des contrôles d’âge obligatoires.
L’Irlande est bien placée pour faire avancer ce dossier, étant donné que de nombreuses entreprises technologiques ont établi leur siège européen dans le pays, notamment Meta, Apple et Google. M. Harris espère que des solutions émergeront du dialogue avec ces grands acteurs du numérique.
En juillet, la Commission européenne a publié un prototype d’application de vérification de l’âge, qui est actuellement testé dans cinq pays de l’UE. Cependant, elle a jusqu’à présent évité de rendre les contrôles d’âge obligatoires, préférant laisser le soin aux pays de l’UE de les appliquer.