L’extrême droite roumaine mène des manifestations contre l’annulation de l’élection présidentielle
Des membres et des sympathisants de l’Alliance pour l’unité des Roumains (AUR) ont manifesté à Bucarest ce week-end, exigeant la tenue d’un nouveau second tour de l’élection présidentielle annulée.
Des membres et des sympathisants de l’Alliance pour l’unité des Roumains (AUR) ont manifesté à Bucarest ce week-end, exigeant la tenue d’un second tour pour l’élection présidentielle annulée.
« Nous continuons à manifester parce que le président usurpateur et le gouvernement traître refusent d’écouter le peuple ! Ils ne nous ont donné aucune réponse, ils n’ont pris aucune mesure ! » a écrit George Simion, président de l’AUR (Conservateurs et Réformistes européens), sur Facebook samedi 18 janvier.
Călin Georgescu, un candidat indépendant d’extrême droite avec des sympathies pro-russes, a remporté à la surprise générale le premier tour de l’élection présidentielle du 24 novembre 2024.
Celui-ci a toutefois été accusé d’avoir bénéficié d’une aide russe par l’intermédiaire de TikTok pour rallier les électeurs à sa cause, ce qui a poussé la Cour constitutionnelle de Roumanie à annuler le scrutin et d’ordonner une nouvelle élection complète, empêchant ainsi la tenue d’un second tour.
Près d’un millier de manifestants ont fait retentir des vuvuzelas et des tambours, brandissant le drapeau national et criant des slogans tels que « À bas le gouvernement ! », « Nous voulons le retour du second tour ! » ou « Nous ne voulons pas être dirigés par des voleurs ! ». Sur leurs banderoles, on pouvait lire « Démocratie ! », « À bas la censure ! » ou encore « À bas la dictature ! ».
Le 17 janvier, les représentants de l’AUR ont réagi à la décision de la Cour suprême de rejeter définitivement le recours de Călin Georgescu contre l’annulation de la présidentielle, arguant qu’il s’agissait d’un « manque de respect » à l’égard des millions de Roumains qui réclament un second tour.
« Les Roumains se sont réveillés ! Et ils continueront à manifester pour une Roumanie souveraine, où les décisions sont prises dans l’intérêt du peuple », a déclaré l’AUR dans un communiqué vendredi.
Selon George Simion, les manifestations, qui se sont poursuivies dimanche, pourraient devenir « les plus importantes de ces dernières années ». Les manifestants réclament également la démission du président Klaus Iohannis, dont le mandat a expiré. Ce dernier est resté en fonction en attendant l’élection de son successeur.
Depuis l’annulation du second tour, Călin Georgescu s’est fait discret, tandis que George Simion a pris le devant de la scène en tant que chef de file de la contestation.
Alors que une nouvelle élection présidentielle est prévue les 4 et 18 mai, il n’est pas certain que Călin Georgescu soit autorisé à se représenter. George Simion a annoncé qu’il se présenterait si le candidat controversé ne pouvait pas participer.
La récente nomination de George Simion en tant que vice-président du parti des Conservateurs et Réformistes européens (CRE) a également renforcé son élan.
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[AM]