Les travailleurs immigrés au coeur de la campagne électorale en Autriche [FR]
Les sociaux-démocrates, ainsi que certains éléments de son propre parti, s'opposent à la proposition du chancelier Wolfgang Schüssel d'ouvrir le marché du travail autrichien aux infirmières en provenance des pays voisins d'Europe de l'Est.
Les sociaux-démocrates, ainsi que certains éléments de son propre parti, s’opposent à la proposition du chancelier Wolfgang Schüssel d’ouvrir le marché du travail autrichien aux infirmières en provenance des pays voisins d’Europe de l’Est.
La mobilité des travailleurs est devenue un sujet controversé de la campagne pour les élections législatives autrichiennes, qui doivent avoir lieu le 1er octobre 2006. Le débat vient de la proposition du ministre à l’économie, Martin Bartenstein, avec le soutien du chancelier Schüssel, d’ouvrir le marché du travail aux infirmières en provenance des huits pays d’Europe centrale et orientale qui font l’objet de restrictions temporaires (tous sauf Chypre et Malte). Les deux politiciens sont du Parti du peuple autrichien (ÖVP).
Les Verts se sont déclarés prêts à soutenir l’initiative de MM. Schüssel et Bartenstein, soutenant qu’il était absurde de parler d’une invasion du marché du travail alors que les travailleurs sont déjà là.
Cependant, le parti socio-démocrate du SPÖ s’y oppose, ainsi que les deux petits partis de droite issus de la fragmentation du parti FPÖ de Jörg Haider. Alors que les motivations des extrêmistes de droite sont de nature purement xénophobes, les sociaux-démocrates font pour leur part référence à la règle selon laquelle toute personne travaillant officiellement en Autriche pendant un an obtient un accès total au marché du travail – ce qui rendrait toutes ces restrictions obsolètes.
Les sociaux-démocrates soutiennent également qu’avec cette législation, le prix des infirmières slovaques et tchèques augmenterait tellement sur le marché que la plupart des familles autrichiennes ne pourraient pas les payer et elles finiraient donc par être remplacées par des infirmières ukrainiennes ((allant jusqu’à dire que la législation ne résoudrerait pas du tout à moyen terme les problèmes des travailleurs immigrés en provenance de l’Est).