Les socialistes français disent "oui" à la Constitution européenne

Selon les premières estimations disponibles, les militants du Parti socialiste français se sont très largement prononcés en faveur de la Constitution européenne. La formation aura quelque difficulté à se remettre d'une campagne particulièrement âpre.

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Selon les premières estimations disponibles, les militants du
Parti socialiste français se sont très largement prononcés en
faveur de la Constitution européenne. La formation aura quelque
difficulté à se remettre d’une campagne particulièrement âpre.

Selon les premiers chiffres disponibles au soir du
référendum organisé par le Parti socialiste, mercredi 1er
décembre, les militants de la formation ont apporté un soutien
franc et massif à la Constitution européenne. 

A l’issue du dépouillement de 85% des
bulletins, le « oui » enregistrait 59,07% des votes,
contre 40,93% au « non », selon des chiffres donnés à
l’agence Reuters par le numéro 3 du parti, M. François
Rebsamen.

Les résultats définitifs de la consultation ne seront connus que
lorsque les 3700 sections du Parti socialiste (PS) auront
envoyé leurs bulletins, « mais l’écart est tel qu’il ne peut y avoir
de renversement de tendance maintenant », a déclaré M. Rebsamen.

La participation s’est située à des niveaux très
élevés, près de 95 000 militants (sur les 120 000
adhérents officiellement recensés par le parti) ayant voté lors de
ce référendum interne – soit un taux de participation de 79%.

C’est « une leçon de démocratie pour la France et pour l’Europe »,
a conclu M. Rebsamen, dont les déclarations ont
été marquées par la volonté de rechercher
la conciliation avec le camp du « non ».

La position officielle du Parti socialiste français est
considérée comme un élément crucial dans la
perspective du référendum national sur la Constitution
européenne qui doit être organisé dans le courant de l’année
2005. L’écrasante victoire remportée par le PS lors des
dernières élections régionales a hissé la formation au
rang de force politique dominante en France. 

La question qui se pose à présent est celle du sort
réservé aux membres du camp du « non » par les nouveaux hommes forts
du parti, au terme d’une campagne ayant creusé de
profondes divisions au sein de la famille
socialiste. 

« La réconciliation est possible. D’une certaine façon, elle
est dans nos gènes », a déclaré Claude Bartolone, un
fidèle allié de Laurent Fabius et partisan
du « non », dans un entretien accordé à la chaîne d’information
LCI. 

Dans une déclaration officielle, le chef de file du camp du
« non », l’ancien premier ministre Laurent Fabius, a déclaré qu’il
prenait acte, « avec regret », du résultat de la
consultation, tout en réaffirmant son « attachement à l’unité »
du Parti socialiste.