Les sénateurs "favorables" à l’adhésion de la Croatie en 2013

Dans un rapport, les sénateurs français ont reconnu les efforts engagés par le pays pour intégrer l’UE. Ils se disent "favorables" à son entrée en 2013, sous couvert d’un suivi étroit de l’évolution des dernières réformes.

EURACTIV.fr

Dans un rapport, les sénateurs français ont reconnu les efforts engagés par le pays pour intégrer l’UE. Ils se disent « favorables » à son entrée en 2013, sous couvert d’un suivi étroit de l’évolution des dernières réformes.

Le président de la Commission européenne a demandé, le 10 juin, aux États européens d’accélerer les négociations des derniers chapitres, encore en discussion, de la candidature croate. Il a proposé que le pays intègre l’UE le 1er juillet 2013. 

Quelques jours après, mardi 14 juin, la commission des affaires étrangères du Sénat s’est prononcée pour l’adhésion de la Croatie à l’UE en 2013, à condition que l’évolution des dernières réformes nécessaires soit suivie de près.  

Les rapport adopté au Sénat est à l’initiative de Jacques Blanc (Ump) et Didier Boulaud (PS).

Corruption, manque de transparence

L’arrestation en 2005 de l’ancien général croate Ante Gotovina a donné au pays l’occasion de resserer sa collaboration avec le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougslavie et de montrer, « les améliorations de son système judiciaire », remarquent les sénateurs. Mais des « problèmes internes » (corruption, manque de transparence…) au système judiciaire national persistent, note le rapport.

Autre ombre au tableau, les difficultés économiques que traverse le pays. L’économie croate est sortie en 2011 de six trimestres de récession. Et les pratiques anticoncurrentielles sur le marché ne sont pas pour rassurer les acteurs économiques européens.

Suivi

La France a proposé au début du mois de mai la mise en place d’une clause de suivi pour observer les évolutions du pays en amont et en aval de son adhésion.

Le 2 juin, quelques temps avant la déclaration du président Barroso, l’Allemagne a rejoint la position française tout comme les Pays-Bas.

Le traité d’adhésion pourrait être signé dès l’automne et nécessitera ensuite une ratification par chacun des États de l’Union européenne. En France, un vote du Parlement ou un référendum pourront valider l’entrée de ce nouveau pays dans l’UE. En Croatie, un référendum sera organisé.