Les régions françaises écrivent à Barroso pour préparer l’après 2013

Dans sa lettre, le président de l’Association des régions de France demande que la prochaine politique de cohésion communautaire bénéficie à toutes les régions d’Europe.

Dans sa lettre, le président de l’Association des régions de France demande que la prochaine politique de cohésion communautaire bénéficie à toutes les régions d’Europe.

Le président de l’Assemblée des régions de France (ARF), Alain Rousset, a envoyé au président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, lundi 19 octobre, un plaidoyer en faveur d’une politique de cohésion pour toutes les régions.

«Vous venez de lancer une consultation sur la future stratégie de Lisbonne, envisagez-vous de faire marche arrière pour exclure du budget européen les régions dont vous avez toujours revendiqué le rôle central ? », interroge Alain Rousset. 

De nombreuses régions européennes craignent la disparition des fonds communautaires destinés aux plus riches d’entre elles, regroupés sous un objectif appelé «objectif compétitivité et emploi». En ces temps de crise, la tentation de concentrer les fonds sur les régions les plus pauvres d’Europe est très forte (EURACTIV.fr, 05/10/09)

«Envisager d’exclure de la politique de cohésion les 2/3 des régions européennes (…) est absolument contraire à l’objectif que nous partageons : permettre à l’ensemble des citoyens et des territoires de bénéficier concrètement de l’intervention de l’Union européenne et surtout d’en être acteurs», martèle le président de l’Association des régions de France.

Il plaide également pour la régionalisation du Fonds social européen (FSE), aujourd’hui essentiellement géré par les États membres.

«Sans une association directe des régions et des collectivités locales, la seule intervention sectorielle et horizontale ne suffira pas à affronter les problèmes d’adaptation liés à la crise, au développement durable, au changement climatique ou encore à l’immigration», écrit également le président de la région Aquitaine. «Le prochain budget ne peut pas être principalement construit sur une approche sectorielle», poursuit-il.

Les présidents de région français avaient rencontré José Manuel Barroso le 7 avril. Le président de la Commission leur avait affirmé que Bruxelles tiendrait compte des pouvoirs régionaux et locaux.