Les priorités en termes d'éco-innovation et de biodiversité pour 2006 [FR]

Le commissaire Dimas a présenté un rapport optimiste sur la politique environnementale de l'UE pour 2005 et a défini ses priorités pour les douze prochains mois. Les véritables chiffres sur la détérioration de l'environnement indiqués dans le même rapport font état d'une situation plus préoccupante.

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Le commissaire Dimas a présenté un rapport optimiste sur la politique environnementale de l’UE pour 2005 et a défini ses priorités pour les douze prochains mois. Les véritables chiffres sur la détérioration de l’environnement indiqués dans le même rapport font état d’une situation plus préoccupante.

Selon le dernier examen annuel de la politique de l’environnement, l’année 2005 a été une bonne année pour la politique environnementale de l’UE. Le rapport, qui présente les informations sur l’environnement pour le Conseil européen de printemps en mars 2006, indiquent des progrès à plusieurs niveaux :

  • dans la lutte contre le réchauffement climatique, le protocole de Kyoto est entré en vigueur et le système européen d’échange de quotas d’émissions de CO2 a réalisé de bons progrès; 

  • de nouvelles stratégies thématiques sur les déchets, la pollution de l’air, l’environnement marin, le milieu urbain et l’utilisation des ressources a posé les « fondations de la prochaine génération de politiques environnementales »; 

  • l’examen de la stratégie européenne de développement durable « a défini un nouveau cadre pour aborder les tendances économiques, sociales et environnementales de long terme et les synergies entre celles-ci »

Le rapport annuel indique également quelles seront les priorités pour la politique environnementale en 2006. L’éco-innovation, la biodiversité et les efforts continus pour s’attaquer au problème du réchauffement climatique seront les priorités du programme de la Commission au cours des douze prochains mois.

Ce rapport positif sur la politique environnementale de l’UE est par ailleurs contredit par certains nouveaux éléments sur la détérioration de l’environnement contenus dans le même document. L’empreinte écologique de l’Europe (une mesure pour la pression environnementale) est de 4,9 hectares par personne, mais selon le propre rapport de la Commission, les ressources de la Terre ne permettent de disposer que de 1,8 hectare par personne. 

Stefan Scheuer du Bureau européen de l’environnement (BEE) considère 2005 comme une année difficile pour la politique environnementale de l’UE. « 2005 a plus été une année de prévention des dommages, » a déclaré M. Scheuer à EURACTIV. Selon le porte-parole de la BEE, le commissaire Dimas est parvenu à sauver les stratégies thématiques et à « éviter un important volte-face » de la politique environnementale de l’UE.