Les PME mal informées sur l’Union européenne, selon une enquête

Selon une enquête de la Chambre de commerce et d’industrie de Paris (CCIP) les PME ont «un besoin considérable d’information sur le fonctionnement de l’Union Européenne.» Ciblant les PME – qui représentent 99 % des entreprises européennes – la CCIP met aussi en évidence un besoin d’accompagnement à l’égard des politiques de l’UE.

Selon une enquête de la Chambre de commerce et d’industrie de Paris (CCIP) les PME ont «un besoin considérable d’information sur le fonctionnement de l’Union Européenne.» Ciblant les PME – qui représentent 99 % des entreprises européennes – la CCIP met aussi en évidence un besoin d’accompagnement à l’égard des politiques de l’UE.

Pas facile de faire des affaires en dehors de ses frontières. Tel est le principal enseignement de l’enquête de la CCIP sur les attentes des PME vis-à-vis de l’UE. A l’écoute des chefs d’entreprises des Régions Ile de France et Centre, l’Europe n’est pas un territoire véritablement attractif pour les travailleurs et les investissements. A ce titre, 43% des chefs d’entreprises interrogés indiquent que l’appartenance de la France à l’Union européenne n’a pas eu de conséquence sur leurs activités.

Une Europe lointaine pour une majorité d’entreprises

L’enquête de la CCIP fut réalisée dans le cadre du Réseau Entreprises Europe – Paris Ile de France, composé de 600 relais locaux d’information et d’appui destinés aux entreprises. Parmi les constats marquants de la consultation, on peut noter que 82% des chefs d’entreprises ne savent pas à qui adresser leurs questions sur l’Europe.

Selon l’enquête de la CCIP, l’hétérogénéité des législations sociales entre les États membres est un frein majeur au développement de l’activité économique européenne. Pour 44% des chefs d’entreprises, l’harmonisation des règles sociales inciterait les PME à développer leurs activités dans l’UE. 48% des dirigeants de PME estiment également que les 27 législations nationales différentes et leur superposition au droit communautaire sont un obstacle aux affaires, tout comme les problèmes linguistiques (32%) ou la difficulté d’obtenir des informations fiables sur les marchés des pays européens (24%).

Enfin, alors que 46 % des entreprises des régions Ile de France et Centre réalisent ou ont réalisé une activité à l’international, 43% des chefs d’entreprises ne savent pas  que  les  PME ont  accès à des financements européens dans le cadre de leurs activités.

Soutenir la compétitivité des PME

55% des entreprises interrogées savent qu’elles ont accès à des financements européens. Toutefois, 83% d’entre elles n’en ont jamais bénéficié. Selon l’enquête, les PME ont donc besoin d’être mieux accompagnés par les politiques européennes. 39% des chefs d’entreprises indiquent également que l’UE devrait lancer des programmes pour la création d’entreprises, pour la recherche et développement (30%) et la commercialisation des produits (29%).

Au final, ces demandes visant à renforcer la compétitivité traduisent pour partie un besoin d’informations sur les politiques communautaires, dans la mesure où il existe déjà de nombreux mécanismes financiers européens à destination des entreprises. A ce titre, lorsque les chefs d’entreprises connaissent une politique de l’UE, ils en sont généralement satisfaits. Elément d’encouragement pour Bruxelles, 85% des chefs d’entreprises déclarent que l’UE agit en adéquation avec les besoins des PME concernant la circulation des biens et des services.