Les parlementaires européens repoussent un vote clé sur la coopération entre l’UE et la Turquie [FR]

L’incertitude politique entourant les négociations entre la Turquie et l’UE continue. Ce 1er septembre, le Parlement Européen a décidé de différer un vote clé concernant la révision de l’union douanière entre l’UE et la Turquie.

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L’incertitude politique entourant les négociations entre la Turquie et l’UE continue. Ce 1er septembre, le Parlement Européen a décidé de différer un vote clé concernant la révision de l’union douanière entre l’UE et la Turquie.

Compte tenu de la décision des parlementaires européens de repousser le vote prévu la semaine prochaine, c’est à la Commission et au Conseil de trouver une solution au différend chypriote durant le mois de septembre. Les parlementaires voteront  sur le « protocole Ankara » durant la session débutant le 26 septembre. 

Selon Elmar Brok, parlementaire allemand conservateur et président du comité des affaires étrangères du Parlement Européen, « En prenant en compte les récentes déclarations turques [du 29 juillet] soulignant que l’extension de l’union douanière à Chypre n’entraînerait pas une reconnaissance de Chypre par la Turquie au regard des lois internationales, c’est la seule conséquence logique ». Le vote du Parlement est nécessaire pour que le « protocole Ankara » entre en œuvre. 

Pendant ce temps, à Newport au pays de Galles, les ministres des affaires étrangères de l’Union travaillent sur une déclaration concernant le différend chypriote. Cette déclaration pourrait déboucher sur un accord commun, entre les gouvernements de l’UE, autour des objectifs et principes des futures négociations avec la Turquie.

Ces développements interviennent alors que la liberté d’expression  est à nouveau montrée du doigt en Turquie. Les autorités veulent poursuivre l’auteur, de renommée mondiale, Orhan Pamuk. Pamuk a fait des commentaires sur la place de la Turquie dans la mort de 30 000 Kurdes et d’un million d’Arméniens. Ces deux sujets sont très sensibles en Turquie et il risque jusqu’à trois ans de prison.