Les ministres des Finances à pied d’œuvre pour régler le cas chypriote
Les ministres des Finances pourraient donner leur "feu vert politique" au programme de renflouement de Chypre. La Slovénie et l'Union bancaire font également partie des préoccupations majeures.
Les ministres des Finances pourraient donner leur « feu vert politique » au programme de renflouement de Chypre. La Slovénie et l’Union bancaire font également partie des préoccupations majeures.
Les 12 et 13 avril, les argentiers européens se retrouvent à Dublin avec dans leur besace un grand nombre de problèmes propres à la zone euro. Le réajustement des besoins de financement chypriote porte le plan de sauvetage à 23 milliards d’euros, contre 17 milliards initialement annoncés.
10 milliards seront apportés par les créanciers internationaux, le reste étant à la charge du pays et des gros déposants. Ces derniers pourraient être ponctionnés à hauteur de 60%. Outre la profonde restructuration bancaire et la liquidation de la deuxième banque du pays, Laïki, d’autres options sont évoquées pour boucler le programme, comme la vente de réserves d’or, la hausse de l’impôt sur les sociétés ou la taxation des plus-values.
Les ministres des Finances ne prendront pas de décision officielle pendant ce conseil informel, mais un « feu vert politique » pourrait être donné. Dans les deux ans à venir, le pays subira un passage à vide économique ; une contraction de 12% du PIB est attendue.
La Slovénie inquiète elle aussi. Mises à mal, les finances publiques du pays et les banques auraient besoin de 6 à 8 milliards d’euros. Les pays malades de l’eurozone pourraient par ailleurs disposer de plus de temps pour rembourser les prêts accordés par les Européens. Sept années de plus sont susceptiobles d’être accordées à l’Irlande et au Portugal.
L’Union bancaire est également un point de préoccupation croissant face aux résistances opposées par Berlin. « Les Allemands ont constamment soulevé des obstacles », estime un responsable européen. « Tout le monde en a assez d’eux. » D’ici juin, les Etats sont censés converger vers un accord sur la résolution des faillites bancaires et la garantie des dépôts.