Les milieux d’affaires grecs dénoncent une "crise morale"

Réunis lors d’une conférence à Athènes, chefs d’entreprises et hommes politiques grecs ont fustigé l’une des plaies du pays, la corruption. Tous se sont accordés pour parler d’une crise "morale". Un article de la rédaction d’EURACTIV en Grèce.

EURACTIV.fr

Réunis lors d’une conférence à Athènes, chefs d’entreprises et hommes politiques grecs ont fustigé l’une des plaies du pays, la corruption. Tous se sont accordés pour parler d’une crise « morale ». Un article de la rédaction d’EURACTIV en Grèce.

« Le défi n’est pas seulement la crise financière, il s’agit également d’une faillite morale », a déclaré Harris Oikonopoulos, président de la British Hellenic Chamber of Commerce, lors d’un événement organisé par l’association European Business Press (EBP) à Athènes, du 8 au 10 juin. 

Alors que les ministres de la zone euro ne parviennent toujours pas à se mettre d’accord sur les conditions du déploiement du nouveau plan de 120 milliards d’euros, la rédactrice en chef du magazine économique Oikonomia, Alexandra Vovolini, a indiqué qu’un pourcentage des fonds européens alloués aux infrastructures était toujours gaspillé ou partait dans la corruption. Selon elle, « il ne s’agit que d’une partie infime de cet argent (…). Nous avons cependant besoin de contrôles plus stricts. »

Vigilance européenne

Selon les participants, pour modifier la culture du pays, il ne suffit pas d’effacer les dettes. M. Oikonopoulos a accusé l’UE de ne pas avoir, « suffisamment contrôlé les fonds. » Même lorsque l’UE a pris connaissance des actes de corruption, « elle n’a pas pris les décisions qu’il fallait », a-t-il déclaré. 

« Le financement de l’UE a transformé la Grèce ces trente dernières années  : des routes, des ports, des musées et des petites entreprises n’existeraient tout simplement pas sans le financement de l’Europe, a déclaré Alexandra Vovolini, à EURACTIV Grèce. Mais une partie des financement continue d’être détournée. »

Solutions

Pour alléger ses finances, le gouvernement est actuellement en train de vendre 10 % de l’opérateur de télécommunications OTE à Deutsche Telekom. Mais les chefs d’entreprise grecs réclament une accélération du plan de privatisations, pour trouver des liquidités rapidement.

Devant les membres de l’EBP, Arthorous Zervos, le président de PPC – principale entreprise grecque d’électricité –, s’est attardé sur l’externalisation des services et les investissements dans le développement durable, mais il n’a guère évoqué les projets de privatisation.

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