Les libéraux en tête des législatives aux Pays-Bas
Les libéraux ont remporté d’une courte tête les élections législatives du 9 juin aux Pays-Bas. Ils auront le choix de former, soit une grande coalition avec les travaillistes, soit une coalition avec l’extrême-droite.
Les libéraux ont remporté d’une courte tête les élections législatives du 9 juin aux Pays-Bas. Ils auront le choix de former, soit une grande coalition avec les travaillistes, soit une coalition avec l’extrême-droite.
Le leader du parti libéral Mark Rutte pourrait devenir le premier premier ministre libéral des Pays-Bas depuis 1918. Alors que 94% des votes ont été dépouillés, le parti libéral, vainqueur des élections législatives d’un siège (31), est en tête pour former une coalition.
Deux choix devraient s’offrir à lui. Il pourrait former une grande coalition avec les travaillistes, arrivés deuxième et obtenant 30 sièges. Ces derniers ont déjà fait une ouverture en ce sens. D’autres partis comme les écologistes et les centristes, ayant obtenu 10 sièges chacun, pourraient compléter la coalition.
Ou alors, le parti libéral pourrait choisir de former une coalition de droite dure avec l’extrême-droite et le parti chrétien-démocrate. L’extrême-droite populiste et islamophobe de Geert Wilders est arrivée en troisième position avec 24 sièges et a déjà signifié son intention de faire partie d’une coalition. Le leader libéral, qui a fait campagne sur une réduction des déficits et un durcissement des lois sur l’immigration, n’a pas exclu cette possibilité. Une telle coalition pourrait créer des remous au sein de l’Union européenne.
Le parti chrétien-démocrate apparaît quant à lui comme le grand perdant des élections. Parti dirigeant la coalition précédente et pilier des coalitions depuis 1945, il finit quatrième et perd la moitié des sièges (21 contre 41 dans le parlement sortant). Son leader, Jan Peter Balkenende, un temps pressenti comme président du Conseil européen et premier ministre des Pays-Bas depuis 2002, a annoncé qu’il renonçait à la direction de son parti et qu’il ne siègerait pas au parlement.