Rencontre des leaders d’extrême droite Salvini et Orbán à Rome

L’ancien vice-premier ministre et leader de la Lega, Matteo Salvini, a déclaré aux journalistes qu’il se trouvait en «  total accord  » avec le premier ministre hongrois Viktor Orbán après une rencontre d’une heure avec ce dernier, jeudi 21 avril à Rome.

EURACTIV Italie
lead
Le premier ministre hongrois, pour sa première visite internationale depuis sa réélection, a choisi de se rendre en Italie et non en Pologne, rompant ainsi une tradition qui existait depuis 2010.

L’ancien vice-premier ministre et leader de la Lega, Matteo Salvini, a déclaré aux journalistes qu’il se trouvait en «  total accord  » avec le premier ministre hongrois Viktor Orbán après une rencontre d’une heure avec ce dernier, jeudi 21 avril à Rome.

Le premier ministre hongrois, pour sa première visite internationale après sa réélection, a choisi de se rendre en Italie et non en Pologne, rompant ainsi une tradition qui existait depuis 2010. Après l’audience privée avec le pape, il a rencontré le chef de la Lega pour discuter de la situation internationale, à la lumière de la guerre en Ukraine.

M. Salvini a souligné le «  total accord  » avec M. Orbán sur des questions telles que «  la lutte contre l’immigration illégale, la nécessité de réduire la charge fiscale pour les familles et les entreprises  », mais aussi la nécessité de travailler «  à une alternative européenne de centre-droit aux socialistes, pour défendre les valeurs et les racines de l’Occident  », a déclaré le chef de la Lega.

Après avoir remporté les élections générales hongroises, Viktor Orbán, principal partenaire de Vladimir Poutine en Europe, a critiqué le président ukrainien Volodymyr Zelensky — ce qui a fait vaciller l’axe Budapest-Varsovie.

Mais M. Orbán a trouvé un solide point d’ancrage dans la droite italienne par le biais de Matteo Salvini, qui a condamné l’agression de la Russie sans critiquer explicitement Vladimir Poutine. Jeudi, M. Salvini a ainsi réaffirmé «  la profonde amitié et la collaboration entre Rome et Budapest  ».

L’absence de rencontre avec la dirigeante de l’autre parti de droite italien Fratelli d’Italia, Giorgia Meloni, qui a adopté une ligne dure à l’égard de M. Poutine comme le parti PiS au pouvoir en Pologne, a été relevée par les médias.

Cette situation réaffirme les distances entre les dirigeants des partis de centre-droit italiens, dont l’unité a été remise en question lors des élections présidentielles en début d’année, et met en évidence les divisions au sein de la droite européenne, remettant en question la possibilité d’un nouveau groupe politique.