Les Irlandais boudent de plus en plus le traité de Lisbonne

La ratification du traité de Lisbonne est loin d’être acquise. Le désaveu exprimé par les Irlandais dans les sondages fait écho à la débâcle qui s’était produite en juin 2008, juste avant le premier vote du texte. Les mêmes symptômes avaient été observés à la veille du référendum sur le traité de Nice.

La ratification du traité de Lisbonne est loin d’être acquise. Le désaveu exprimé par les Irlandais dans les sondages fait écho à la débâcle qui s’était produite en juin 2008, juste avant le premier vote du texte. Les mêmes symptômes avaient été observés à la veille du référendum sur le traité de Nice.

La grogne monte en Irlande. Avec 46% des électeurs favorables au traité de Lisbonne, le dernier sondage TNS/Sofres révèle que le soutien des électeurs irlandais a chuté de 8 points par rapport aux enquêtes effectuées en mai. 29% des Irlandais affirment qu’ils s’opposeront au texte pendant qu’un quart d’entre eux –soit une progression de 7 points-  hésitent encore sur la décision qu’ils prendront.

Lors de la confirmation en juillet dernier de la date du 2 octobre pour la tenue du référendum (EURACTIV.com 09/07/09), le camp du « oui » l’emportait. L’optimisme de l’époque avait conduit la présidence suédoise à programmer les négociations sur la désignation de la nouvelle Commission conformément aux règles édictées par le traité de Lisbonne (EURACTIV.com 02/09/09). 

Mais cet optimisme est peut-être primesautier. Si la tendance actuelle se poursuit pendant les quatre semaines qui séparent l’Irlande du référendum, le non pourrait finir par l’emporter, précise The Irish Times.

Le premier quotidien du pays conseille à tous les partis politiques en faveur du traité de « relever le défi » et de se mobiliser, en consacrant notamment des fonds importants pour mener la campagne.

Selon The Irish Independent, le premier ministre irlandais Brian Cowen (Fianna Fáil), le chef de file du parti Fian Gael, Enda Kenny, le leader travailliste Eamon Gilmore, et le dirigeant du parti écologiste John Gormley, se sont rencontrés le 3 septembre en vue de coordonner leur campagne.

Pour l’irlandais Pat Cox, ancien président du Parlement européen, il reste « beaucoup de travail à accomplir » pour attirer les faveurs des électeurs irlandais.