Les hauts responsables de l'UE demandent aux capitales de stimuler la communication [FR]

Au lendemain du « non » irlandais au traité de Lisbonne, les institutions européennes restent face à leur incapacité à communiquer les avantages de l’Europe aux citoyens, comme l’ont déclaré la vice-présidente de la Commission Margot Wallström et le vice-président du Parlement Alejo Vidal-Quadras à EURACTIV à deux occasions différentes.

wallstrom1.jpg
wallstrom1.jpg

Au lendemain du « non » irlandais au traité de Lisbonne, les institutions européennes restent face à leur incapacité à communiquer les avantages de l’Europe aux citoyens, comme l’ont déclaré la vice-présidente de la Commission Margot Wallström et le vice-président du Parlement Alejo Vidal-Quadras à EURACTIV à deux occasions différentes.

En s’exprimant à la conférence annuelle Paul Henri Spaak organisée par l’Association des journalistes européens (AEJ), la vice-présidente de la Commission chargée des Relations institutionnelles et de la stratégie de communication, Margot Wallström, a souligné la cohérence continue du « Plan D » de l’exécutif européen sur la communication, lancé après le rejet du traité constitutionnel par les Français et les Néerlandais en 2005 (Lire le LinksDossier  d’EURACTIV). Elle a insisté sur le fait qu’il est particulièrement nécessaire d’avancer avec la stratégie pour que les gouvernements « écoutent, expliquent et agissent au niveau local » et se concentrent en priorité sur certains sujets en matière de communication.

EURACTIV lui a demandé si elle prévoit de lancer de nouvelles initiatives similaires au Plan D ou si elle tentera d’utiliser la crise actuelle pour surmonter les résistances internes à une modernisation des stratégies de communication de l’UE, Mme Wallström a averti : « oui, j’exploiterai pleinement l’atmosphère un peu tendue. Bien sûr, cela nous donne une nouvelle impulsion et nous pourrons l’utiliser ».

La vice-présidente de la Commission a également souligné le rôle des nouvelles technologies « En France, les gens réalisent soudain l’importante de l’Internet pendant le référendum [français en 2005]. Je continuerai à promouvoir l’utilisation de l’Internet, mais les dirigeants traditionnels sont habitués aux chaînes traditionnelles ».

Elle a néanmoins fixé des limites à ce que la communication peut apporter à court terme : « nous ne pouvons pas trouver une solution rapide. Nous devons investir sur le long terme. Nous devons envisager de nouvelles méthodes, comme consulter des citoyens et créer des réseaux médiatiques. Nous devons avoir de véritables débats, être ouverts à la controverse ».

Dans un entretien séparé, l’eurodéputé espagnol Alejo Vidal-Quadras, vice-président du Parlement européen (PPE-DE) qui préside également le groupe de travail du Parlement sur la communication, a déclaré à EURACTIV que l’Europe est face à « un éternel problème de communication ». Il a dénoncé la mauvaise campagne du gouvernement irlandais en insistant sur son « incompétence ».

M. Vidal-Quadras estime également que les Etats membres supporte la plus grande part de responsabilité pour ce qui est de communiquer les projets européens aux citoyens. Selon lui, les institutions européennes – la Commission et le Parlement – disposent de moyens très modestes en termes de ressources humaines et budgétaires comparé aux Etats membres, mais elles font beaucoup.

« Au Parlement européen, nous mettons en place une nouvelle [chaîne] télévisée parlementaire en ligne, nous avons également lancé le prototype, il a été diffusé en ligne pour les eurodéputés et les fonctionnaires, et nous préparons maintenant le lancement final pour le grand public. Je pense que nous serons près d’ici la fin de l’année et que la version finale sera opérationnelle pour les élections européennes », a déclaré M. Vidal-Quadras.

Le vice-président du Parlement européen attache également une grande importance à MyParl – un projet de création d’un espace web où les parlementaires européens et nationaux peuvent interagir, échanger des points de vue et débattre. « Je pense que [MyParl] est un projet prometteur. Tout ce qui peut contribuer à créer de nouveaux espaces d’interaction entre le niveau national et le niveau européen, à sensibiliser la population à l’importance du projet de l’intégration européenne, à l’influence du travail des institutions européennes sur leur vie, tout cela est essentiel », a déclaré l’eurodéputé espagnol. 

Pour lire l’entretien avec Alejo Vidal-Quadras dans son intégralité, cliquez ici.