Les fonctionnaires limiteront leurs voyages pour réduire les coûts et les émissions de CO2
La Commission européenne souhaite montrer l'exemple en matière de réduction des émissions de CO2. Elle a donc décidé de mettre en place le premier mécanisme de quotas d'émissions de carbone individuel qui s'appliquera aux commissaires et aux autres fonctionnaires à Bruxelles. N.B. : JETEZ UN OEIL A LA DATE DE PUBLICATION
La Commission européenne souhaite montrer l'exemple en matière de réduction des émissions de CO2. Elle a donc décidé de mettre en place le premier mécanisme de quotas d'émissions de carbone individuel qui s'appliquera aux commissaires et aux autres fonctionnaires à Bruxelles.
N.B. : JETEZ UN OEIL A LA DATE DE PUBLICATION
Connie Hedegaard, la commissaire européenne au climat, dévoilera ces mesures aujourd'hui (1er avril). Il s'agira d'une partie de la contribution de la Commission au sommet de la terre de Rio qui aura lieu en 2012.
« La Commission devrait montrer l'exemple en matière de lutte contre le réchauffement climatique et réduire ses voyages au maximum », a déclaré Mme Hedegaard, évoquant la possibilité d’utiliser la technique des vidéoconférences.
Janusz Lewandowski, le commissaire européen au budget, a ajouté : « Avec le climat d'austérité actuel, il s'agit d'une mesure qui nous permettra également de réduire les coûts et de garder le contrôle sur les dépenses ».
Ces quotas d'émissions de carbone individuels imposent une quantité maximum de CO2 pouvant être émise dans l'atmosphère par chaque individu au cours d'une année. Ceux qui dépassent leurs quotas, ceux qui voyagent souvent en avion ou qui conduisent des voitures gourmandes en carburant par exemple, peuvent acheter des crédits que d'autres personnes n'auraient pas utilisés.
La forme exacte de ces quotas fait toujours l'objet d'un débat interne. Toutefois, Mme Hedegaard devrait favoriser un système dans lequel les « transferts de quotas » sont possibles et qui permettant aux commissaires qui conduisent les voitures les plus polluantes et qui voyagent beaucoup, d'« acheter » des crédits carbones à leurs collègues plus sédentaires ou à ceux qui conduisent des voitures plus écologiques.
Ces mesures rencontreront sans doute une forte opposition de la part de l'équipe de Catherine Ashton. En tant que haute représentante de l'UE pour les affaires étrangères, Mme Ashton doit passer une grande partie de son temps à voyager, mais son équipe est profondément déçue d'avoir appris qu'une ébauche interne de la politique avait circulé cette semaine et que celle-ci précisait bien qu'elle n'échapperait pas à ce système de quotas étant donné qu'elle est également vice-présidente de la Commission.
L'idée a déjà été examinée au Royaume-Uni où l'ancien ministre de l'énergie et du changement climatique, Ed Miliband, a proposé d'introduire des « cartes de crédit carbone » pour les citoyens. Cette idée fut abandonnée car elle se serait révélée « en avance sur son temps en termes d'acceptabilité du public ».