Les eurodéputés votent un amendement anti-Le Pen
Jean-Marie Le Pen ne pourra pas présider la séance constitutive du Parlement européen, au cours de laquelle les députés européens élisent leur nouveau président.
Jean-Marie Le Pen ne pourra pas présider la séance constitutive du Parlement européen, au cours de laquelle les députés européens élisent leur nouveau président.
EN BREF
Le Parlement européen a adopté mercredi 6 mai la décision de ne pas permettre au président du Front National, Jean-Marie Le Pen, de présider la séance inaugurale du Parlement européen le 14 juillet après les élections de juin.
Les groupes PS et PPE avaient déposé des amendements pour modifier le règlement intérieur. Désormais, c’est le président sortant ou à défaut un ancien vice-président du PE, et non plus le doyen des eurodéputés, qui présidera la séance inaugurale.
Dès le mois de mars, le président du groupe socialiste au Parlement, l’allemand Martin Schulz, avait exprimé sa volonté d’évincer Jean-Marie Le Pen, après les propos négationnistes tenus dans l’hémicycle même par la tête de liste dans le sud-est.
«Un homme politique qui continue de clamer que les chambres à gaz sont un détail de l’histoire ne peut pas avoir l’honneur de présider cette assemblée, symbole de la réconciliation des peuples européens », a ajouté M. Schulz.
Par la voix de son porte-parole, le président du groupe PPE-DE Joseph Daul, a exprimé sa satisfaction de voir cet amendement adopté et de voir la séance constitutive se dérouler «dans de bonnes conditions».
Quant au principal intéressé, Jean-Marie Le Pen, il a déclaré devant des journalistes n’avoir aucun regret de ne pas pouvoir présider une «assemblée de pleutres». Et a ajouté : «Martin Schulz a la tête de Lénine et parle comme Hitler.»