Les eurodéputés plafonnent les émissions de CO2 des voitures

Le Parlement européen vient de donner son feu vert à une proposition ambitieuse sur la limitation des émissions de CO2 des véhicules automobiles vendus dans l’UE. 

EURACTIV.fr / Reuters
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Le Parlement européen vient de donner son feu vert à une proposition ambitieuse sur la limitation des émissions de CO2 des véhicules automobiles vendus dans l’UE. 

Les eurodéputés ont entériné un accord visant sur les émissions de gaz carbonique des véhicules particuliers lors de la session plénière du 25 février à Strasbourg.

Actuellement, les émissions des véhicules particuliers sont limitées à 160 grammes. Cette restriction passera ensuite de 130 grammes à partir de 2015 à 95 g/km à partir de 2021.

L’Allemagne a obtenu un report d’un an

Les États membres avaient remis en question un premier texte de compromis en juin dernier, sous l'impulsion de Berlin. L'Allemagne, dont les constructeurs sont des spécialistes de grosse cylindrée, fortes émettrices de CO2, a obtenu un report d'un an de la nouvelle norme, initialement prévue pour 2020.

La valeur moyenne de 95 grammes ne sera calculée à cette date que sur 95 % de la production des constructeurs pour ne la prendre en compte à 100 % qu'en 2021.

« Statistiquement, on va pouvoir épargner 15 millions de tonnes de CO2 sur une année », a déclaré l'Allemand Thomas Ulmer, rapporteur du projet de règlement devant le Parlement.

L'eurodéputé de la CDU s'est également dit certain que les constructeurs y trouveraient leur compte, les nouvelles normes de pollution et donc de consommation de carburant constituant selon lui « une incitation à l'achat de nouvelles voitures ».

Un système de bonifications visant à encourager les véhicules les moins polluants, comme les voitures hybrides ou électriques, sera par ailleurs reconduit.

Celles dont les émissions de CO2 sont inférieures à 50 g/km compteront pour deux dans le bilan des constructeurs en 2020, un peu moins en 2021 pour revenir à un en 2023.

Pas suffisant pour les Verts

Les Verts, qui avaient bataillé pour des normes plus rigoureuses, ont critiqué le résultat final en raison des « nombreuses flexibilités » dont il est assorti.

L'écologiste français Yannick Jadot a également dénoncé le décalage entre la consommation affichée et la consommation réelle des véhicules.

« La différence atteint 30 % pour une BMW, 28 % pour une Audi, 27 % pour une Opel et une Mercedes, 16 % pour une Renault ou une Peugeot », a-t-il dit, en référence à une étude scientifique internationale publiée en 2012.