Les Etats-Unis souhaitent améliorer les relations internationales grâce à la diplomatie scientifique

Parallèlement aux initiatives de la Commission européenne visant à présenter un cadre stratégique européen pour la coopération scientifique et technologique internationale cet automne, une association scientifique américaine a annoncé la mise en place d’un centre pour la diplomatie scientifique. Elle espère que ce centre contribuera à modifier l’attitude du public à l’égard des Etats-Unis dans le monde entier.

Parallèlement aux initiatives de la Commission européenne visant à présenter un cadre stratégique européen pour la coopération scientifique et technologique internationale cet automne, une association scientifique américaine a annoncé la mise en place d’un centre pour la diplomatie scientifique. Elle espère que ce centre contribuera à modifier l’attitude du public à l’égard des Etats-Unis dans le monde entier.

Les hautes sphères des sciences et des affaires étrangères estiment qu’il est actuellement opportun pour les Etats-Unis de mener un effort ambitieux de diplomatie scientifique. 

Selon l’American Association for the Advancement of Science (AAAS), l’ouverture du centre pour la diplomatie scientifique qu’elle a institué intervient alors que les Etats-Unis font face à des défis considérables dans leurs relations avec les autres nations. L’AAAS signale notamment l’échec des efforts diplomatiques traditionnels avec des pays tels que la Corée du Nord, l’Iran et les Etats du Moyen-Orient, ajoutant que l’opinion publique au sujet des Etats-Unis semble être au plus bas dans de nombreux pays.

L’objectif du centre sera de promouvoir et de soutenir le rôle conciliateur de la science et des scientifiques tout en se faisant mieux connaître dans les milieux diplomatiques et scientifiques.

Vaughan Turekian, le directeur de la nouvelle institution, a indiqué que le centre traitera de questions telles que le changement climatique, l’énergie, le développement durable, l’innovation et la santé. Il contribuera à la mise en place longue et méthodique de relations. Selon l’AAAS, le centre travaillera autant avec les milieux scientifiques que diplomatiques afin d’identifier des projets de collaboration qui pourraient aider à renforcer les liens entre les nations. A plus forte raison quand les relations officielles sont extrêmement tendues ou alors inexistantes.

En 2006, Paula J. Dobriansky, sous-secrétaire d’Etat américaine à la Démocratie et aux Affaires mondiales, avait écrit  que la science et la technologie comptaient parmi les aspects les plus admirés de la société américaine. Selon elle, ceux-ci sont primordiaux pour renforcer le pouvoir de persuasion américain ainsi que sa capacité à remporter un respect international, notamment en développant des vaccins essentiels ou en partageant les images du télescope Hubble.

L’UE a déjà signé des accords spécifiques de coopération dans les domaines de la recherche et de la technologie avec un certain nombre de pays. Selon la Commission, plus d’une centaine de pays du monde entier participent désormais aux programmes de recherche de l’UE. L’actuel programme-cadre de recherche FP7 comporte lui aussi une ligne d’action dédiée à la coopération internationale avec les chercheurs des pays tiers, qui sont par exemple encouragés à mener des projets de recherche en Europe.

D’après la Commission, l’objectif de la politique scientifique et technologique internationale de l’UE est de mettre en place des partenariats stratégiques avec les pays tiers dans des domaines scientifiques sélectionnés afin de favoriser la compétitivité européenne et d’asseoir son rôle sur la scène internationale. Il s’agit également d’inciter les « cerveaux » des pays tiers à travailler en Europe et de permettre aux universités, aux instituts de recherche et aux entreprises de l’UE d’établir des contacts dans ces pays afin de promouvoir des synergies à l’échelle mondiale.

Un des objectifs principaux de la révision de l’espace européen de la recherche (EER) par la Commission en 2007 était d’ouvrir l’EER au monde en améliorant la coopération internationale en matière de recherche. Pour faire suite à cette révision, l’exécutif de l’UE présentera en septembre 2008 une communication sur un cadre stratégique européen pour la coopération scientifique et technologique internationale.