Les États-Unis saluent le renouveau des relations franco-américaines
A l’occasion de sa visite officielle en France, le président de la sous-commission Europe du Congrès américain, Robert Wexler (démocrate), s’est réjoui, mardi 3 juillet, de la nouvelle collaboration entre la France et les États-Unis à la suite de l’élection de Nicolas Sarkozy. Il s’est exprimé lors d’une rencontre organisée par le Cercle des Européens, présidé par Noëlle Lenoir, en partenariat avec le magazine l’Express et EURACTIV.fr.
A l’occasion de sa visite officielle en France, le président de la sous-commission Europe du Congrès américain, Robert Wexler (démocrate), s’est réjoui, mardi 3 juillet, de la nouvelle collaboration entre la France et les États-Unis à la suite de l’élection de Nicolas Sarkozy. Il s’est exprimé lors d’une rencontre organisée par le Cercle des Européens, présidé par Noëlle Lenoir, en partenariat avec le magazine l’Express et EURACTIV.fr.
En bref :
« Nous sommes très enthousiastes à l’idée de travailler à nouveau de manière très proche avec l’administration française » a déclaré le président de la sous-commission Europe du Congrès américain, Robert Wexler, en commentant sa rencontre du 2 juillet avec le président français Nicolas Sarkozy et le ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner. « Nous avons senti un véritable dynamisme de la part de Nicolas Sarkozy et de la nouvelle équipe en place et une volonté réelle d’atteindre des objectifs communs. Nous sommes heureux et impatients de travailler avec le nouveau président français » a ajouté le parlementaire lors d’une rencontre organisée hier par le Cercle des Européens.
Evoquant tout d’abord l’affaiblissement du président américain sur le plan intérieur, notamment en raison du blocage de la loi sur l’immigration par les républicains au Sénat, Robert Wexler a regretté que Georges Bush ne puisse « tirer parti de cette nouvelle relation franco-américaine » au cours des 18 prochains mois. « La position du président américain est très délicate aujourd’hui dans le pays » a-t-il ajouté tout en affirmant la détermination du président Bush à parvenir à des résultats au niveau international.
L’indépendance du Kosovo fait notamment parti des dossiers clés à l’agenda du président Bush pour les 18 derniers mois de son mandat. La volonté des États-Unis de rester investi sur cette question européenne est claire. « Bernard Kouchner nous a répété à plusieurs reprises hier que le Kosovo était avant tout le problème des Européens. Nous sommes entièrement d’accord avec lui. Nous continuerons cependant à pousser pour que le Kosovo dispose d’un gouvernement indépendant et démocratique » a indiqué le parlementaire. Robert Wexler a en outre regretté que le président russe Vladimir Poutine ait rejeté la proposition faite par Nicolas Sarkozy lors du G8 de repousser de six mois l’indépendance du Kosovo.
L’avenir du nucléaire iranien a été au cœur des discussions entre la délégation américaine et les responsables français, a ajouté Robert Wexler. Faisant référence à l’isolation des Américains sur la question irakienne, le parlementaire a indiqué que les États-Unis privilégiaient au contraire « une véritable collaboration multilatérale » sur ce dossier. La France serait « sur la même ligne » que les États-Unis concernant le programme nucléaire iranien. Le conseiller diplomatique du président de la République sur les questions de sécurité, Jean-David Levitte, a toutefois désapprouvé les sanctions unilatérales pratiquées par les États-Unis à l’égard de l’Iran, lors de son entretien avec le parlementaire américain. Le diplomate faisait allusion à la récente décision de l’État de Floride de décréter hors la loi les fonds de pensions américains qui investissent dans des sociétés ayant des relations commerciales avec l’Iran. « Je suis d’accord avec cette approche défendue par la France, mais je ne peux m’empêcher de poser une question aux Européens : pourquoi ne pratiquez-vous pas les mêmes sanctions ? » a réagi Robert Wexler.
Le règlement du conflit israélo-palestinien, et plus largement la stabilisation de la situation au Proche Orient, nécessitent plus que jamais une collaboration entre l’Union européenne et les États-Unis, a souligné Robert Wexler. Reconnaissant que le président américain « n’avait pas tout mis en œuvre » pour faire avancer le processus de paix au Proche-Orient, le parlementaire espère cependant que Georges Bush pourra agir dans les 18 derniers mois de son mandat, notamment sur ce dossier. « Mais je n’y crois pas vraiment. Cela sera le rôle du futur président » estime Robert Wexler. Les prochaines élections américaines auront lieu en octobre 2008, au moment où la France assurera la présidence de l’Union européenne.