Les États-Unis doivent fournir un « filet de sécurité » à l'Ukraine, soutient Keir Starmer à Paris
Après la réunion de crise sur la défense qui s’est tenue à Paris lundi, le Premier ministre britannique, Keir Starmer, a souligné l’importance du soutien des États-Unis et de l’Union européenne (UE) pour dissuader la Russie de toute nouvelle ingérence en Ukraine.
Après la réunion de crise sur la défense qui s’est tenue à Paris lundi, le Premier ministre britannique, Keir Starmer, a souligné l’importance du soutien des États-Unis et de l’Union européenne (UE) pour dissuader la Russie de toute nouvelle ingérence en Ukraine.
Le Premier ministre britannique a appelé l’UE à « intensifier » ses dépenses et ses capacités pour aider l’Ukraine, tout en soulignant la nécessité d’un « filet de sécurité » américain comme seul moyen de « dissuader efficacement la Russie d’attaquer à nouveau l’Ukraine ».
Keir Starmer a également souligné que « l’enjeu n’est pas seulement l’avenir de l’Ukraine, c’est une question existentielle pour l’Europe dans son ensemble », qualifiant la situation actuelle de « moment unique dans une génération pour la sécurité collective de notre continent ».
Avant la réunion, Keir Starmer s’est dit « prêt et disposé » à envoyer des troupes britanniques sur le terrain en Ukraine, contrastant avec la réticence d’autres pays à offrir leurs propres soldats.
C’était la première fois que le Premier ministre britannique déclarait explicitement qu’il serait prêt à engager des troupes dans une mission de paix en Ukraine. En revanche, les États-Unis et la Pologne s’opposent catégoriquement à ce que leurs propres forces armées soient engagées.
Dans un article d’opinion publié dimanche soir dans le Daily Telegraph, Keir Starmer a toutefois souligné que cette déclaration n’était pas prise à la légère.
« Je ne dis pas cela à la légère », a-t-il écrit. « Je ressens très profondément la responsabilité qui découle du fait de mettre potentiellement en danger les militaires britanniques, hommes et femmes. »
Plusieurs responsables gouvernementaux ont estimé que, bien que ce projet soit pertinent, le Royaume-Uni n’avait peut-être pas le potentiel nécessaire pour offrir le soutien souhaité.
Richard Dannatt, ancien chef de l’armée britannique, a déclaré à la BBC que jusqu’à 40 000 soldats seraient nécessaires pour les missions de maintien de la paix, un objectif qui serait difficile à atteindre, car l’armée est très « affaiblie en ce moment ».
En 2024, le Parti travailliste a proposé une augmentation du budget de la défense de 2,3 % à 2,5 % de son PIB. Aucune indication n’a été donnée sur le calendrier de cette augmentation.
Le Royaume-Uni reste bien au-dessus du minimum de dépense de 2 % du PIB pour les membres de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN), mais toujours en dessous des 3 % suggérés par le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte, et des 5 % exigés par le président américain Donald Trump.
Richard Dannatt a également indiqué que cette augmentation serait « loin d’être suffisante » et ne pourrait que « combler les trous » de la sous-utilisation actuelle.