Les entreprises néerlandaises critiquent le projet de taxe punitive sur les combustibles fossiles
Dans une lettre adressée au Parlement, des associations d’entreprises ont exprimé leur inquiétude quant au projet de taxe énergétique sur les combustibles fossiles, estimant qu’il pourrait entraîner une forte hausse des coûts en raison du manque de sources d’énergie alternatives.
Dans une lettre adressée au Parlement, des associations d’entreprises ont exprimé leur inquiétude quant au projet de taxe énergétique sur les combustibles fossiles, estimant qu’il pourrait entraîner une forte hausse des coûts en raison du manque de sources d’énergie alternatives.
Le mois dernier, le ministre néerlandais de la Politique climatique et énergétique, Rob Jetten du parti social-libéral Démocrates 66 (D66, Renew Europe), a présenté un paquet visant à garantir que le pays atteigne ses objectifs climatiques dans le cadre du paquet « Ajustement à l’objectif 55 » de l’UE, en introduisant des mesures supplémentaires pour réduire les émissions de CO2.
« Cette mesure est profondément injuste pour des milliers de chefs d’entreprise qui souhaitent réduire leur consommation de gaz, mais ne peuvent le faire en raison de la surcharge du réseau électrique et du manque d’alternatives durables », ont déclaré Ingrid Thijssen, directrice de l’association patronale VNO-NCW, et Jacco Vonhof, directeur de MKB Nederland, une organisation d’entrepreneurs de petites et moyennes entreprises (PME), dans la lettre.
Les associations d’entreprises sont particulièrement préoccupées par l’effet que la mesure pourrait avoir sur les petites et moyennes entreprises, car l’augmentation des prix, estimée de 25 à 48 centimes d’euro par mètre cube de gaz, pourrait menacer les entreprises manufacturières dans plusieurs régions.
En outre, les associations craignent que cette mesure n’entraîne l’émigration d’entreprises industrielles vers les pays voisins, la Belgique et l’Allemagne.
Les auteurs de la lettre demandent au gouvernement de mieux soutenir les petites et moyennes entreprises, afin qu’elles aient « une perspective d’action pour devenir durables ». Elle exhorte également le gouvernement à mettre en place l’infrastructure nécessaire à la transition vers l’énergie verte, y compris l’accès aux réseaux de chaleur et d’hydrogène, ainsi qu’à demander les permis à temps, en soulignant la crise de l’azote qui frappe actuellement le pays.
Interrogé sur le projet de taxe, M. Jetten a indiqué qu’il comprenait les préoccupations du secteur des entreprises et a rassuré les entrepreneurs en leur disant que l’accès aux sources d’énergie alternatives serait bientôt facilité.
« Les gros consommateurs bénéficient encore d’une réduction sur la consommation de gaz naturel, mais celle-ci sera progressivement supprimée. Il y aura également un tarif plus bas pour l’utilisation de l’hydrogène, entre autres », a expliqué M. Jetten, selon le journal néerlandais AD.
« Afin de garantir que les entreprises puissent passer aux énergies renouvelables, des efforts considérables sont déployés pour accroître la capacité du réseau et la disponibilité de l’électricité, de la chaleur et de l’hydrogène renouvelables », a-t-il ajouté.
Malgré leurs critiques, les associations ont réitéré leur soutien général aux efforts déployés par le gouvernement pour réduire les émissions de CO2.
« Atteindre nos objectifs climatiques de cette manière ne peut être l’objectif », ont-elles affirmé.
La Commission donne son feu vert aux projets néerlandais de rachat des exploitations polluantes
La Commission européenne a approuvé mardi (2 mai) les deux programmes de rachat d’une valeur…
3 minutes
[Édité par Anne-Sophie Gayet]