Les entreprises françaises favorables à un accord commercial transatlantique
La baisse des tarifs douaniers, l'ouverture des marchés publics et l'harmonisation des normes ouvrent des perspectives commerciales pour les entreprises françaises, consultées par le ministère du Commerce extérieur.
La baisse des tarifs douaniers, l’ouverture des marchés publics et l’harmonisation des normes ouvrent des perspectives commerciales pour les entreprises françaises, consultées par le ministère du Commerce extérieur.
Des avantages existent à l’accord de libre-échange entre l’UE et les Etats-Unis. C’est la conclusion de la ministre du Commerce extérieur Nicole Bricq, au terme d’une consultation à laquelle ont répondu 300 entreprises, fédérations professionnelles et particuliers.
Lancée en janvier 2013, elle doit permettre de définir la position française sur le partenariat transatlantique, dont les négociations devraient commencer cet été.
Douanes, marchés publics et normes
Sensible aux questions sanitaires, en matière d’OGM et d’exportations de viande, l’opinion publique française se montre rétive à cet accord.
Mais les entreprises, notamment issues du secteur textile, estiment pouvoir bénéficier de l’abaissement des barrières douanières et de l’ouverture des marchés publics, aujourd’hui fermés à 70%. Le transport aérien « veut obtenir un accès facilité au marché américain », rapporte le communiqué du ministère diffusé lundi 25 mars.
Une harmonisation des règles sanitaires et des normes pourrait tourner à l’avantage des entreprises françaises. Aujourd’hui, « les exportations de vin ou de pommes biologiques sont impossibles » et « une seule entreprise française de transformation de viande est agréée pour exporter vers les Etats-Unis », souligne le communiqué de la ministre.
Domaines exclus
Le secteur agricole souhaite se protéger des produits américains, meilleurs marché en raison des coûts de production réduits, liés au prix de l’alimentation animale, au coût de la main d’oeuvre et de l’énergie, mais aussi aux règlementations sanitaires moins contraignantes.
Sans surprise, l’audiovisuel demande à être exclu de la négociation, en vertu de l’exception culturelle qui la protège aujourd’hui d’une concurrence illimitée des productions culturelles étrangères, en particulier américaines.
Accord commercial transatlantique : la France trace ses lignes rouges
Face à des discussions transatlantiques qui s’annoncent difficiles, les Etats membres de l’UE ont encore quelques mois pour parvenir à un mandat de négociation commun.
Les ministres du commerce extérieur de l’UE se réunissent de manière informelle à Dublin les 17 et 18 avril.Éditer