Les élections grecques se tiendront le 21 mai dans un contexte de polarisation croissante

Le Premier ministre grec a annoncé que les prochaines élections nationales se tiendraient le 21 mai, mais les analystes sont divisés sur la question de savoir si un gouvernement de coalition pourrait être formé dès le premier tour et si un second tour sera nécessaire.

Euractiv.com
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Le premier tour sera basé sur un système proportionnel, et au second tour — prévu le 2 juillet — les partis devront atteindre 37-38 % des voix pour former un gouvernement majoritaire. [Shutterstock/Tomas Marek]

Le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis a annoncé mardi (28 mars) que les prochaines élections nationales se tiendraient le 21 mai, mais les analystes sont divisés sur la question de savoir si un gouvernement de coalition pourrait être formé dès le premier tour et si un second tour sera nécessaire.

Le premier tour sera basé sur un système proportionnel, et au second tour — prévu le 2 juillet — les partis devront atteindre 37-38 % des voix pour former un gouvernement majoritaire.

Selon les sondages, le parti conservateur Nouvelle Démocratie (PPE) et le principal parti d’opposition Syriza (Gauche européenne) sont au coude à coude, avec une avance pour la droite. Les socialistes grecs (Pasok), qui devraient jouer le rôle de faiseur de rois, arrivent en troisième position.

Nouvelle Démocratie vise un gouvernement à parti unique et rejette les coalitions. Le parti conservateur a même déclaré qu’il participerait à un second tour jusqu’à ce qu’une majorité soit formée.

D’un autre côté, Syriza et Pasok affirment qu’un gouvernement de coalition devrait être formé dès le premier tour.

Selon certains analystes, les sondages actuels suggèrent qu’il y aura une impasse, tandis que d’autres insistent sur le fait qu’un gouvernement progressiste pourrait être formé le 21 mai.

Les forces progressistes sont considérées comme étant le principal parti d’opposition de gauche Syriza, les socialistes, le parti communiste (KKE) et le parti de gauche DiEM25 de l’ancien ministre des Finances Yanis Varoufakis. Tous ces partis devraient dépasser le seuil des 3 % pour entrer au Parlement.

Syriza a exprimé son espoir de diriger un tel gouvernement. Toutefois, d’autres forces progressistes sont confrontées à des désaccords.

Le parti gagnant et le rôle de Pasok

Beaucoup de choses dépendent du parti qui remportera le premier tour, qu’il s’agisse de Nouvelle Démocratie ou de Syriza.

Les résultats électoraux de Pasok détermineront également si un gouvernement de coalition pourra être formé le 21 mai.

Son leader Nikos Androulakis a déclaré que si son parti obtenait un pourcentage à deux chiffres, il pourrait devenir Premier ministre. Cependant, il serait difficile pour Nouvelle Démocratie ou Syriza de l’accepter.

Le Pasok insiste pour qu’un gouvernement soit formé le 21 mai, craignant qu’au second tour, les deux grands partis ne polarisent davantage l’atmosphère politique, ce qui aurait pour conséquence de « comprimer » son parti et, par conséquent, de lui faire perdre de nombreux électeurs au profit de partis plus importants.