Les économies émergentes en quête d’un rôle plus fort au sommet du G20 [FR]
Les préparatifs en vue du sommet international du G20 ce week-end (15 novembre) à Washington continuent à prendre de la vitesse alors que les ministres des Finances et les directeurs de banques des 20 plus grandes économies du globe se sont réunis samedi 8 novembre au Brésil.
Les préparatifs en vue du sommet international du G20 ce week-end (15 novembre) à Washington continuent à prendre de la vitesse alors que les ministres des Finances et les directeurs de banques des 20 plus grandes économies du globe se sont réunis samedi 8 novembre au Brésil.
La rencontre a suivi de près le sommet extraordinaire de l’UE qui s’est tenu vendredi dernier à Bruxelles, durant lequel les dirigeants européens ont présenté un front uni sur la question de la restructuration du système financier international.
Les économies émergentes désirent jouer un rôle plus fort
Les ministres des Finances du G20 et les dirigeants des banques centrales réunis à Sao Paulo étaient déterminés à restaurer la stabilité de l’économie mondiale et la confiance. Ils ont également fait pression pour qu’un rôle plus important soit donné aux économies émergentes telles que le Brésil, la Chine, l’Inde et la Russie.
En effet, les économies émergentes appellent à une réforme massive des institutions financières internationales, qui leur accorderait une représentation plus forte au sein de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international (FMI).
Le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva a mis l’accent sur la nécessité d’instaurer de nouveaux mécanismes universels, déclarant que le rôle de leadership joué par le G7 (Canada, France, Allemagne, Italie, Japon, Royaume-Uni et Etats-Unis) était dépassé et que le G7 ne pouvait plus faire cavalier seul.
Le président de la Banque mondiale Robert Zoellick a également appelé à une modernisation du système multilatéral de gouvernance qui inclurait les voix des pays en développement comme le Brésil.
Le FMI : un rôle plus fort, mais à quel point ?
La réforme du FMI a constitué un thème récurrent à Sao Paulo comme à Bruxelles, même s’il reste encore à en définir les modalités. La rencontre du G20 a confirmé que le FMI devait, dans les limites de ses compétences, jouer un rôle de meneur, quelle que soit la restructuration de l’architecture financière internationale.
Selon un des scénarios élaborés actuellement, le FMI pourrait être restructuré pour devenir un véritable régulateur financier. Cependant, les nations de l’UE demandent la création d’un collège de superviseurs pour les institutions financières.
Dans les conclusions du sommet, les ministres des Finances du G20 ont indiqué que quelle ce soit la révision du FMI, celle-ci doit refléter de manière adéquate l’évolution des poids économiques dans l’économie mondiale et doit pouvoir mieux répondre aux défis futurs.
Selon Dominique Strauss-Kahn, directeur du FMI, l’institution a déjà renforcé ses capacités d’alerte précoce afin d’identifier les futures crises financières et d’y répondre rapidement.