Les dirigeants chypriotes relancent les pourparlers de paix [FR]
Après plus de 30 ans d’opposition, le 21 mars dernier, lors d'une rencontre, les dirigeants chypriotes et turcs de l’île divisée ont décidé de rouvrir les négociations de paix concernant la réunification de Chypre dans trois mois.
Après plus de 30 ans d’opposition, le 21 mars dernier, lors d’une rencontre, les dirigeants chypriotes et turcs de l’île divisée ont décidé de rouvrir les négociations de paix concernant la réunification de Chypre dans trois mois.
Après la réunion de vendredi, le président chypriote Demetris Christofias a déclaré que les deux leaders souhaitaient souligner les accords et non les désaccords auxquels ils avaient abouti. Le dirigeant chypriote turc Mehmet Ali Talat a pour sa part applaudi l’aube d’une « nouvelle ère » dans les relations entre les deux communautés.
Les négociations se sont déroulées dans la résidence officielle du représentant de l’ONU auprès de Chypre, Michael Moller, qui a jugé que l’atmosphère avait été « très positive et cordiale ».
La rencontre était la première entre les dirigeants des deux communautés depuis l’élection de M. Christofias à la présidence le 24 février (EURACTIV 25/02/08). La dernière tentative pour relancer les négociations de paix entre M. Talat et le prédécesseur de M Christofias, Tassos Papapopoulos, s’étaient soldée par un échec en septembre 2007.
M. Papapopoulos avait rejeté un plan des Nations unies destiné à réunifier l’île, qui avait été divisée depuis l’invasion turque en 1974 dont le but était d’empêcher la Grèce d’annexer l’île.
Une partie de l’accord entre MM Christofias et Talat vise à rouvrir Ledra Street, l’un des cinq points de passage au cœur de la capitale chypriote, afin d’améliorer le climat des négociations à venir.
Le commissaire à l’Elargissement Olli Rehn a chaleureusement accueilli l’accord, affirmant qu’il avait hâte de traverser la « ligner verte » à Ledra Street en personne dans un futur proche. La Commission a versé 100 000 euros pour rouvrir ce point de passage.
Le ministre slovène des Affaires étrangères Dimitri Rupel, dont le pays occupe actuellement la présidence de l’UE, a décrit l’ouverture de ces pourparlers comme une étape symbolique d’importante politique, encourageant les deux parties à poursuivre la route vers le dialogue.