Les conservateurs perdent leur leader au Parlement
Paul Callanan, président du groupe eurosceptique et souverainiste des Conservateurs et réformistes européens, n’a pas réussi à conserver son siège au sein du prochain Parlement européen. Le parti, en perte d’une dizaine sièges, est à la recherche de nouveaux alliés.
Paul Callanan, président du groupe eurosceptique et souverainiste des Conservateurs et réformistes européens, n’a pas réussi à conserver son siège au sein du prochain Parlement européen. Le parti, en perte d’une dizaine sièges, est à la recherche de nouveaux alliés.
Tout au long de la campagne européenne, le Britannique conservateur Martin Callanan, président du groupe des Conservateurs et réformistes européens au Parlement, était au coude à coude avec le deuxième candidat travailliste, Paul Brannen pour le troisième et dernier siège d’eurodéputé de sa circonscription, la région nord-est du Royaume-Uni.
Martin Callanan comptait sur un transfert de voix de l’électorat travailliste vers celui du Parti de l’indépendance pour le Royaume-Uni (UKIP), ce qui aurait pu lui assurer un siège qu’il briguait. Paul Brannen a finalement arraché le troisième et dernier siège de la circonscription nord-est du Royaume-Uni.
Les travaillistes, parti traditionnellement majoritaire dans la région, ont pris deux sièges. L’UKIP, qui a connu une très forte poussée électorale au niveau national, a placé un eurodéputé dans la région.
Quel leader pour la CRE ?
Paul Callanan avait été élu pour la première fois en 1999 et depuis lors avait été reconduit à chaque nouvelle législature. Président de la CRE depuis 2011, il était membre de la conférence des présidents au Parlement européen.
Selon les résultats provisoires, la CRE est passé de 57 à 46 eurodéputés. Si les Conservateurs et réformistes européens arrivent à constituer un groupe politique, ils devront élire un nouveau président. Certaines sources ont confié à EURACTIV que les membres de la CRE espèrent que certains eurodéputés issus du Parti populaire européen, mais aussi de l’ADLE viennent renforcer leurs rangs. Le PPE risque en effet de connaître certaines défections, notamment parmi les eurodéputés élus en Europe méridionale, qui nourrissent un fort ressentiment contre Angela Merkel notamment.
Un autre scénario peut se dessiner. Le parti conservateur et nationaliste de l’Alliance néo-flamande (N-VA), dont le chef est Bart De Wever, a fait une percée historique en Belgique avec plus de 17 % au niveau national, soit quatre sièges au sein du prochain Parlement européen. À ce jour, la N-VA est membre de l’Alliance libre européenne qui forme un groupe avec les Verts européens. Or, les relations entre la N-VA et les Verts belges se sont fortement dégradées. La N-VA pourrait alors grossir les rangs de la CRE.
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