Les concurrents d’EDF craignent un report de l’ouverture du marché de l’électricité
Huit opérateurs du réseau électrique s’inquiètent d’un éventuel report de la loi de libéralisation du marché de l’électricité en France. Celle-ci doit obliger EDF à vendre une partie de son énergie nucléaire à ses concurrents.
Huit opérateurs du réseau électrique s’inquiètent d’un éventuel report de la loi de libéralisation du marché de l’électricité en France. Celle-ci doit obliger EDF à vendre une partie de son énergie nucléaire à ses concurrents.
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« Un report sine die de la mise en œuvre de la loi Nome, et en particulier du dispositif d’accès régulé à l’électricité nucléaire historique (Arenh), nuirait fortement au développement d’une concurrence effective sur le marché de l’électricité », ont affirmé les principaux concurrents d’EDF, dans un communiqué de presse commun, daté du 14 avril.
La loi sur la nouvelle ouverture du marché de l’électricité (loi nome) est censée entrer en vigueur le 1er juillet 2011 et achever la mise en oeuvre des différentes directives européennes sur la libéralisation des marchés de l’énergie.
Néanmoins, des sources proches du dossier ont déclaré aux Echos que le gouvernement réflechissait au report de l’application de la loi. Celle-ci doit contraindre EDF à vendre une partie de son énergie nucléaire à ses concurrents, par le biais d’un tarif spécifique, dit « Arenh ». Pour l’heure, l’État n’a toujours pas rendu son arbitrage sur le montant de ce tarif.
L’association des fournisseurs d’électricité à l’industrie et aux services (Afelins) ainsi que l’Association nationale des opérateurs et détaillants en énergie (Anode) « demandent donc au gouvernement de donner aux acteurs de l’énergie une visibilité forte sur le calendrier de démarrage du dispositif Arenh, le tout dans un cadre économique, juridique et technique sécurisé ».
Les associations Afelins et Anode regroupent les sociétés Alpiq, Altergaz, Direct Energie, Enel, E.ON, Gaz de Paris, Poweo et Vattenfall.