Les citoyens sont-ils prêts pour une révolution de l'énergie en Europe? [FR]

Selon une étude Eurobaromètre présentée le 8 janvier, les citoyens européens sont peu conscients de l'importance de la politique énergétique dans leur vie quotidienne et ne voient pas la nécessité de la recherche sur l'efficacité énergétique.

Selon une étude Eurobaromètre présentée le 8 janvier, les citoyens européens sont peu conscients de l’importance de la politique énergétique dans leur vie quotidienne et ne voient pas la nécessité de la recherche sur l’efficacité énergétique.

Contrairement au communiqué de presse positif de la Commission, intitulé « Les Européens soutiennent fermement la recherche dans les nouvelles technologies en matière d’énergie », le message délivré par ce récent sondage n’est pas très encourageant pour les décideurs européens. Mercredi 10 janvier 2007, la Commission tentera de convaincre les citoyens qu’une « nouvelle révolution industrielle » est bien nécessaire afin de relever le double défi du changement climatique et des difficultés croissantes en matière d’approvisionnement et de demande d’énergie.

L’enquête montre clairement que la politique énergétique n’est pas une priorité pour les Européens et que ceux-ci ne sont pas vraiment conscients de la nécessité de changer leur mode de vie personnel.

Les questions énergétiques ne viennent qu’en 12ème place (avec 14%) dans le classement des principales difficultés auxquelles l’Europe est confrontée de nos jours, bien loin derrière le chômage (64%), la criminalité (36%), les systèmes de santé (33%) et l’économie (30%). Seuls 3% des personnes interrogées estiment que la politique énergétique a une influence sur leur vie – les citoyens sont surtout préoccupés par les prix de l’énergie.

L’étude révèle également que pour les Européens ‘le problème c’est les autres’. Interrogés sur les secteurs les plus demandeurs d’énergie, ils dénoncent l’industrie alors qu’en réalité ce sont les transports et les ménages qui sont les plus gros consommateurs.

L’efficacité énergétique, étendard de la nouvelle stratégie énergétique de la Commission, ne figure pas en meilleure position. Bien que la plupart des citoyens semblent être conscients de l’importance des économies d’énergie, le fossé reste conséquent entre les dires et les comportements. Plus de 21% des personnes interrogées ont admis n’avoir rien fait pour réduire leur consommation d’énergie. La recherche sur des technologies efficaces sur le plan énergétique n’est pas non plus une priorité aux yeux des citoyens européens.

Ceux-ci placent leurs espoirs dans les énergies renouvelables et se méfient du nucléaire (tout en pensant qu’il prendra à l’avenir une part importante dans le mix énergétique).