Les Capitales : Jusqu'où ira la « coalition des volontaires » ?

Aujourd’hui dans Les Capitales : Jusqu'où ira la « coalition des volontaires » ? La Slovaquie se rapproche de la Chine pour les matières premières.

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Par Sarah N’tsia


À LA UNE

La « coalition des volontaires » serre les rangs. Une nouvelle réunion au sommet avait lieu hier à Paris pour discuter des moyens de renforcer la position de Kiev face à Moscou.

À l’issue des échanges, Emmanuel Macron a confirmé la mobilisation de 26 pays à protéger l’Ukraine, une fois le cessez-le-feu acté.

« Nous avons désormais vingt-six pays qui se sont formellement engagés à déployer, comme force de réassurance, des troupes en Ukraine, ou à être présents sur le sol, en mer ou dans les airs », a déclaré le président de la République.

Depuis le premier contact officiel le 2 mars à Londres, les membres de la « coalition des volontaires », d’une quinzaine au départ à une trentaine aujourd’hui, ont multiplié les rencontres, celle d’hier à Paris était déjà la septième. Pour quels résultats concrets ? A priori, il est impossible de répondre à cette question tant que la guerre en Ukraine se poursuit.

Des éléments avérés toutefois : l’envoi de troupes sur le sol ukrainien reste un point divergent entre les alliés de Kiev. La France et le Royaume-Uni y sont favorables, lorsque l’Italie et la Pologne n’envisagent pas vraiment cette option, et que l’Allemagne, elle aussi réticente, attend d’en savoir plus sur l’appui américain.

Les États-Unis, justement, qui conditionnent leur contribution à l’investissement des Européens, n’ont apporté aucune indication claire jusque-là. Or, le soutien américain aux garanties de sécurité pour l’Ukraine sera plus que déterminant dans le règlement du conflit.


LES CAPITALES

BRATISLAVA

Matières premières : la Slovaquie se rapproche de la Chine et va à l’encontre des objectifs de l’UE. Le Premier ministre slovaque Robert Fico a annoncé que Pékin accorderait des licences pour l’exportation de terres rares, ce qui va à l’encontre des efforts déployés par l’UE pour réduire sa dépendance à l’égard de la Chine. La démarche de Robert Fico reflète celle de son allié hongrois Viktor Orbán, le dirigeant européen le plus ouvert aux investissements industriels chinois. Par Natália Silenská.

LISBONNE

Le Portugal nie avoir enfreint la convention des Nations unies dans le cadre d’un projet de mine de lithium. L’Agence portugaise de l’environnement (APA) a rejeté une conclusion des Nations unies selon laquelle l’organisme et d’autres autorités ont refusé aux citoyens l’accès à l’information dans le cadre des consultations sur le projet controversé de la mine de lithium de Barroso. Cette mine a été désignée en mars comme un projet d’« importance stratégique » alors que l’UE cherche à garantir l’approvisionnement en matières premières essentielles. Par Bárbara Machado. 

PRAGUE

En République tchèque, la proposition de référendums du parti populiste ANO agite la campagne électorale. Dans son programme, le parti ANO d’Andrej Babiš, en tête des sondages avant les élections législatives tchèques du mois prochain, prévoit la tenue de référendums sur des « questions clés ». De quoi inquiéter les partis d’opposition sur l’avenir de leur pays au sein de l’UE. Par Aneta Zachová.

VARSOVIE

Une majorité de Polonais s’opposent à l’adhésion de l’Ukraine à l’OTAN. Selon le dernier sondage IBRiS pour le journal Rzeczpospolita, 52,7 % de Polonais s’opposent à l’adhésion de l’Ukraine à l’OTAN contre 33,5 % d’opinions favorables. Malgré le soutien du gouvernement de Donald Tusk, ce sujet met en évidence un clivage politique marqué. Par Aleksandra Krzysztoszek.


L’ACTU DES INSTITUTIONS 

La Commission européenne prévoit une refonte de son organisation. Un document de travail obtenu par La Lettre révèle que l’exécutif européen prévoit une restructuration en 2026 pour une meilleure efficacité. Mais certains craignent que cela ne centralise davantage de pouvoirs entre les mains d’Ursula von der Leyen.

Les personnes transgenres doivent bénéficier d’une carte d’identité conforme à leur identité de genre, selon la Cour de justice de l’UE. Selon l’avis d’un avocat général de la Cour de justice de l’UE, les États membres doivent délivrer des documents d’identité conformes à l’identité de genre vécue par les personnes transgenres, même si elles n’ont pas effectué de transition. Les États de l’UE sont déjà tenus de reconnaître le sexe légal qu’une personne a obtenu dans un autre État membre. Par Magnus Lund Nielsen.


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Contributeurs : Alexandra Brzozowski, Magnus Lund Nielsen, Aneta Zachová, Aleksandra Krzysztoszek, Natália Silenská, Bárbara Machado