Les Belges font leurs courses en France et en Allemagne
Selon une étude publiée mardi (23 mai), la plupart des produits de consommation courante sont plus chers en Belgique qu’en France, avec des différences parfois très importantes.
En France, les produits de consommation courante sont moins chers qu’en Belgique, selon une étude réalisée par le magazine Gondola et le cabinet de consultance Daltix, qui a comparé les prix de plus de 2 000 produits de consommation courante vendus dans les grands supermarchés en Belgique, aux Pays-Bas, en Allemagne et en France.
L’étude, publiée mardi (23 mai), compare les prix de produits de consommation courante de 2 605 marques identiques (hors marques de distributeurs), sans tenir compte des offres promotionnelles : soins corporels, produits ménagers et d’entretien, produits surgelés, produits pour enfants, ceux pour animaux de compagnie, boissons ou encore conserves.
Selon l’étude, les prix en France (E. Leclerc) sont plus bas qu’en Belgique (Colruyt) dans toutes les catégories étudiées, qu’il s’agisse des aliments secs (44,36 % plus élevés en Belgique), des produits d’entretien et de ménage (27,06 % plus élevés) ou des boissons (28,88 % plus élevés).
En Allemagne (REWE), tous les produits comparés étaient également moins chers, à l’exception des produits non alimentaires, des conserves et du vin.
En comparaison, les Pays-Bas (Albert Heijn) proposent des produits qui, en moyenne, sont nettement plus chers qu’en Belgique (Colruyt) : la catégorie des soins corporels étant même 43,45 % plus chère. Les seules catégories pour lesquelles les Pays-Bas affichent des prix inférieurs sont les boissons et les plats frais préparés.
« Si la Belgique est plus chère dans certaines catégories de produits, comme les alcools et les boissons, c’est essentiellement pour une question de taxation plus élevée », a confié Pierre-Alexandre Billiet, PDG de Gondola, à L’Écho mardi (23 mai).
Martijn Martens, responsable de la recherche chez Gondola, estime que les décisions en matière de consommation devraient être « uniformisées au niveau européen », ce qui nécessiterait une décision à l’unanimité et s’avère donc difficilement réalisable.
De plus, comme la consommation est fortement liée à la culture locale, la normalisation ne sera pas facile, a-t-il précisé.
En 2022, les Belges ont dépensé 543 millions d’euros dans des supermarchés étrangers, selon la Fédération de l’industrie alimentaire belge. En effet, la plupart des Belges estiment que les achats à l’étranger sont bon marché, alors que la moitié de la population vit à moins de 50 kilomètres d’une frontière nationale.