Les banques françaises présenteront leur plan de recapitalisation d’ici le 15 décembre

Reçus par François Fillon le 2 novembre, les grands établissements français affirment pouvoir assurer leur recapitalisation sans l’aide de l’État.

EURACTIV.fr
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Reçus par François Fillon le 2 novembre, les grands établissements français affirment pouvoir assurer leur recapitalisation sans l’aide de l’État.

Lors du sommet extraordinaire du 26 octobre dernier, les dirigeants européens se sont entendus sur la nécessité de recapitaliser les banques européennes. Elles devront disposer de 9% de fonds propres d’ici juin 2012. 

L’effort représente 106 milliards d’euros à l’échelle européenne, dont 8 pour les établissements français. 

Devancer Bâle 3

Pour mettre sur pied une feuille de route permettant d’atteindre ces objectifs, le premier ministre François Fillon a reçu les grands patrons des banques françaises mercredi 2 novembre au matin.

Ils ont affirmé au gouvernement être en mesure de mobiliser cet argent sans avoir recours à une intervention publique. Le communiqué précise que les banques prévoient d’utiliser leurs bénéfices et de maîtriser leurs risques. 

Le Premier ministre leur demande ainsi de présenter avant le 15 décembre « un plan détaillé » à l’autorité de contrôle prudentiel. Les banquiers ont aussi confirmé au chef du gouvernement leur volonté « d’aller au-delà et d’anticiper l’application des règles de solvabilité de l’accord de Bâle 3 ». 

Mais cet effort « ne doit pas se faire au détriment du financement de l’économie de notre pays », indique le communiqué. François Fillon a donc demandé aux établissements financiers de continuer à prêter aux entreprises, en particulier aux PME, pour éviter tout recul de la croissance.

Limiter les bonus

Depuis 2008, les banques françaises estiment avoir augmenté leurs fonds propres à hauteur de 50 milliards d’euros. 

Le Premier ministre a ajouté qu’elles devront « faire preuve de la plus grande modération dans la distribution de dividendes aux actionnaires et en ce qui concerne leur politique de rémunération des dirigeants et des bonus ».

Dans son communiqué François Fillon se félicite enfin que la France soit l’un des pays qui applique le mieux « l’encadrement de ces rémunérations ». Pourtant, comme l’indiquait EURACTIV.fr en mai dernier, la transposition du texte européen sur les bonus des traders par le législateur français serait l’une des plus laxistes.