Les banques danoises doivent se préparer à de nouvelles turbulences
Les banques danoises sont bien équipées pour résister aux perturbations actuelles dans le monde bancaire, mais elles doivent se préparer à d’éventuelles turbulences, a mis en garde mardi (21 mars) le Conseil de risque systémique du Danemark.
Les banques danoises sont bien équipées pour résister aux perturbations actuelles dans le monde bancaire, mais elles doivent se préparer à d’éventuelles turbulences lorsqu’elles lèveront des fonds au cours de la période à venir, a mis en garde mardi (21 mars) le Conseil de risque systémique du Danemark.
Il y a deux semaines, le monde bancaire a été secoué par la faillite de la Silicon Valley Bank et de la SVB aux États-Unis, après que de nombreux clients ont retiré leur argent de la banque.
En Europe, la grande banque Credit Suisse s’est effondrée le week-end dernier et a dû être rachetée par sa rivale UBS avec une aide de plusieurs milliards de dollars du gouvernement suisse.
Dans ce contexte, le Conseil de risque danois a organisé une réunion pour évaluer les menaces qui pèsent sur le système bancaire danois.
Le Conseil, créé en 2013, est chargé de déterminer la situation du risque financier au Danemark et est présidé par Christian Kettel Thomsen, gouverneur de la Danmarks Nationalbank.
« Le Conseil estime que le secteur bancaire danois est généralement bien placé pour résister à la détérioration des conditions du marché financier. Cela s’explique notamment par le fait que les mesures prises depuis la crise financière ont renforcé la solidité du secteur financier danois », écrit le Conseil dans un communiqué de presse.
Bien que le Conseil soit convaincu de la résilience des banques danoises, il invite le secteur à se préparer à une situation dans laquelle il pourrait être difficile de lever des fonds pour conserver des liquidités.
« Les perturbations du marché peuvent, entre autres, poser des problèmes pour l’émission de capital et d’instruments de dette », peut-on lire dans le communiqué de presse. « Il est donc important que les institutions se concentrent sur la planification de leur capital et la gestion de leurs liquidités et prennent en compte les périodes où les possibilités de refinancement sont limitées », ajoute-t-on.
Le Conseil a indiqué qu’il suivrait de près l’évolution des besoins de refinancement des établissements afin de s’assurer que les banques maîtrisent leurs fonds propres et leurs liquidités.
En outre, les taux d’intérêt élevés ont créé un revenu de base plus élevé pour les banques, ce qui ne peut que profiter à leurs finances, ajoute le Conseil.
Avec une inflation toujours élevée au Danemark (7,6 % en février), le Conseil a également déclaré qu’il y avait des perspectives de croissance plus faible au niveau mondial et danois.
Cependant, cela n’a pas encore suscité de nervosité au sein du Conseil de risque, car les banques danoises n’ont pas encore subi d’importantes dépréciations de leur valeur, ce qui signifie qu’elles se trouvent dans une situation totalement différente de celle qui prévalait lors de la crise financière mondiale de 2008-2009.