Les Allemands critiquent la gestion de la crise du couple franco-allemand

Trois quarts des Allemands ont peu ou pas confiance dans la manière dont la chancelière, Angela Merkel, gère la crise de la zone euro, mais ils font encore moins confiance au président français, Nicolas Sarkozy, selon un nouveau sondage d’opinion.

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Trois quarts des Allemands ont peu ou pas confiance dans la manière dont la chancelière, Angela Merkel, gère la crise de la zone euro, mais ils font encore moins confiance au président français, Nicolas Sarkozy, selon un nouveau sondage d’opinion.

La semaine dernière, un sondage français révélait que les citoyens de l'Hexagone, partenaire stratégique de l'Allemagne dans la zone euro, avaient davantage confiance en la chancelière allemande qu'en leur propre président. Le sondage Deutschlandtrend de la chaîne télévisée ARD, publié vendredi (19 août), ne redore le blason ni de l'un, ni de l'autre.

Seuls 22 % des Allemands interrogés ont affirmé avoir confiance en la gestion de la chancelière de centre-droit ; 55 % des sondés ont déclaré ne pas beaucoup lui faire confiance et 20 % ne pas du tout lui faire confiance.

Lorsque les mêmes Allemands ont été interrogés sur M. Sarkozy, 63 % d'entre eux ont affirmé ne pas beaucoup lui faire confiance et 20 % ont déclaré ne pas du tout lui faire confiance. En revanche, 15 % se sont dits positivement impressionnés.

Dans le sondage français, publié le 11 août, après que les actions des banques ont chuté suite à la spéculation sur l'état des finances du pays, 46 % des répondants ont témoigné leur confiance en Mme Merkel, alors que 33 % seulement ont affirmé faire confiance au président de l'Hexagone.

Les Allemands n'ont pas retourné le compliment.

Ils ont toutefois admis qu'ils ne comprenaient pas vraiment les aspects techniques de la crise financière et de celle qui frappe la zone euro. Seuls 27 % des Allemands interrogés ont déclaré bien comprendre la situation, 59 % ont affirmé penser qu'elle était instable et 12 % ont admis ne pas du tout comprendre ce qu'il se passait.

Ce sondage, portant sur 1001 personnes, a été réalisé par Infratest dimap le 16 août, jour où Mme Merkel et M. Sarkozy se sont rencontrés à Paris pour encourager une meilleure intégration en Europe, et le lendemain, lorsque les partenaires des deux géants de la zone euro ont froidement réagi à leurs initiatives et que les investisseurs se sont montrés peu impressionnés.

Si les Allemands pouvaient directement élire leur chancelier aujourd'hui, Mme Merkel perdrait les élections contre ses plus grands adversaires potentiels du parti socialiste de l'opposition (SPD), Peer Steinbrück et Frank-Walter Steinmeier.

Quelque 51 % des sondés ont déclaré qu'ils pensaient que M. Steinbrück, ancien ministre des finances, avait « prouvé lors de la crise financière qu'il pouvait diriger le pays ».

Les prochaines élections fédérales en Allemagne auront lieu en 2013.

EURACTIV avec Reuters – Article EURACTIV traduit  de l'anglais par Amandine Gillet