Les aéroports allemands à l'arrêt pour cause de grève
Dans un contexte de conflit permanent sur les rémunérations, le syndicat ver.di a appelé les employés de plusieurs aéroports allemands à se mettre en grève vendredi, ce qui pourrait entraîner la fermeture du plus grand aéroport d’Europe.
Dans un contexte de conflit permanent sur les rémunérations, le syndicat ver.di a appelé les employés de plusieurs aéroports allemands à se mettre en grève vendredi (17 février), ce qui pourrait entraîner la fermeture du plus grand aéroport d’Europe.
Le syndicat allemand ver.di a appelé les employés des aéroports de Munich, Francfort, Hambourg, Stuttgart, Dortmund, Hanovre et Brême à faire grève toute la journée de vendredi (17 février).
À l’approche des négociations habituelles des contrats du secteur public, qui s’appliquent souvent aussi aux employés des aéroports, le syndicat veut faire monter la pression pour obtenir une issue favorable aux négociations. Au niveau local, les équipes de transport au sol négocient leur augmentation de salaire. Les contrôleurs aériens négocient également à l’échelle nationale.
Selon le syndicat, la grève est due à la pénurie persistante de main-d’œuvre dans le secteur qui justifie une augmentation de salaire importante. En raison de cette mobilisation, les vols intérieurs devraient être gravement perturbés. Cela peut aller de retards à l’arrêt total du trafic aérien, les voyageurs étant invités à envisager d’autres moyens de transport.
« Toutes les tâches permettant des vols complets sont suspendues en raison de la grève », a déclaré Fraport, qui exploite l’aéroport de Francfort, le plus grand d’Europe. Les voyageurs ont été invités à éviter l’aéroport vendredi (17 février), bien que les compagnies aériennes n’aient pas encore commencé à annuler leurs vols à grande échelle. Le jour de la grève, Fraport devait gérer environ 1000 vols.
De même, d’autres aéroports où le personnel au sol est en grève seraient incapables d’accueillir des vols de passagers, a déclaré à Reuters Manuela Dietz, experte chez ver.di.
Cette situation risque d’affecter les opérations de la Conférence sur la sécurité de Munich, une réunion annuelle de haut niveau sur la politique de sécurité, car les avions-privés pourraient ne pas être en mesure d’atterrir à Munich le jour du lancement de la conférence. En revanche, les avions d’État devraient pouvoir atterrir.