Législatives : négociations sous tension au sein du « Front populaire »

Les principaux partis de gauche français doivent présenter jeudi (13 juin) un programme commun pour les élections législatives, mais les négociations s'avèrent plus compliquées que prévu, notamment sur la guerre à Gaza et sur la répartition des circonscriptions.

Euractiv France
Macron meets with opposition parties leader in Saint Denis
Le Parti socialiste (PS, S&D), la France insoumise (LFI, La Gauche), le Parti communiste français (PCF, La Gauche) et les Verts (EELV, Verts/ALE) travaillent sur un programme commun qui doit être annoncé jeudi (13 juin).  [CHRISTOPHE PETIT TESSON/EPA]

Les principaux partis de gauche français doivent présenter jeudi (13 juin) un programme commun pour les élections législatives, mais les négociations s’avèrent plus compliquées que prévu, notamment sur la guerre à Gaza et sur la répartition des circonscriptions.  

Après l’annonce dimanche (9 juin) par Emmanuel Macron de la dissolution de l’Assemblée nationale, les principales forces de gauche françaises ont décidé de constituer un « Front populaire » pour les élections législatives anticipées.  

Ainsi, le Parti socialiste (PS, S&D), la France insoumise (LFI, La Gauche), le Parti communiste français (PCF, La Gauche) et les Verts (EELV, Verts/ALE) travaillent sur un programme commun qui doit être annoncé jeudi (13 juin). 

Mais les négociations s’avèrent plus compliquées que prévu.

« Les débats sont un peu tendus », a reconnu le chef de file du PCF Fabien Roussel, en début d’après-midi sur BFMTV.  

La porte-parole du PS, Chloé Ridel, a également confirmé à L’Opinion que trouver un accord était délicat. « Sans union, on n’ira nulle part, et sans une union rééquilibrée non plus », a-t-elle affirmé. 

En cause, notamment, la répartition des circonscriptions, la qualification de l’attaque du Hamas le 7 octobre dernier ou bien la candidature du député LFI Adrien Quatennens, condamné pour violences conjugales. 

Selon les premiers accords, 229 circonscriptions auraient été attribuée à La France insoumise, 175 au Parti socialiste, 92 aux Verts et 50 au Parti communiste français. Mais les dirigeants des différents partis s’écharpent sur leur répartition. 

« Ça bloque parce que les Insoumis ne sont pas dans une logique de victoire. Ils ne veulent pas nous donner les circonscriptions dans lesquelles [Raphaël] Glucksmann est en tête, car leur objectif n’est pas la réussite collective du Front populaire mais d’avoir le plus gros groupe pour que [Jean-Luc] Mélenchon soit Premier ministre », explique un Socialiste à Libération. 

Malgré ces divergences, un programme devrait être présenté aux alentours de 18h, selon les informations d’Euractiv.

Les partis qui composent le Front populaire devront également se mettre d’accord sur le nom d’un potentiel futur Premier ministre, si jamais ils venaient à l’emporter.  

À l’heure actuelle, Fabien Roussel, François Ruffin et Jean-Luc Mélenchon se sont tous les trois portés candidats. 

[Édité par Anna Martino]