Législatives en Slovaquie : la majorité des partis ne souhaitent pas de sanctions supplémentaires contre la Russie

Seuls quatre des neuf partis susceptibles d’entrer au parlement après les élections du 30 septembre soutiennent de nouvelles sanctions contre le régime de Vladimir Poutine, le favori, le SMER, souhaitant « évaluer leur efficacité ».

/ EURACTIV Slovaquie
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La plupart des partis slovaques adoptent des positions ambiguës ou défavorables vis-à-vis d’un nouveau paquet de sanctions contre la Russie. [SHUTTERSTOCK/PX Media]

Seuls quatre des neuf partis susceptibles d’entrer au parlement après les élections anticipées du 30 septembre soutiennent de nouvelles sanctions contre la Russie. Le favori, le SMER (Socialistes et Démocrates européens), souhaitant « évaluer leur efficacité », selon une analyse.

La plupart des partis slovaques adoptent des positions ambiguës ou défavorables vis-à-vis d’un nouveau paquet de sanctions contre la Russie, ce qui fait de la Slovaquie un allié possible de la Hongrie lors des prochains votes sur la question au niveau européen.

Les quatre partis favorables aux sanctions sont le parti Slovaquie progressiste (PS, Renew Europe), le parti Liberté et solidarité (SaS, Conservateurs et Réformistes européens), le Mouvement chrétien-démocrate (KDH, Parti populaire européen) et le parti Gens ordinaires et personnalités indépendantes (OĽaNO, Parti populaire européen).

« Grâce aux sanctions, [Vladimir] Poutine dispose de moins de ressources pour acheter des armes et recruter des soldats pour son agression », soutiennent les progressistes dans leur programme électoral.

Le parti nationaliste Parti national slovaque (SNS) et celui d’extrême droite Republika s’opposent catégoriquement aux sanctions contre Moscou. Le chef de file de Republika, l’eurodéputé Milan Uhrík, souhaite même « établir des relations commerciales » avec le régime russe.

Au terme des élections, ces deux partis pourraient faire partie d’une coalition gouvernementale dirigée par le SMER.

Les positions des autres partis sont plus incertaines. Le SMER, qui a critiqué les sanctions prises par l’Union européenne en 2014 suite à l’invasion de la Crimée par la Russie, dit maintenant vouloir « évaluer leur efficacité ». Le parti de droite Nous sommes une famille (Sme Rodina, Identité et Démocratie) pense pour sa part que les sanctions déjà imposées sont « suffisantes et assez strictes ».

Les sept autres partis sont catégoriquement opposés à tout changement, qui nécessiterait la révision des traités de l’UE et l’accord de tous les États membres. Le SMER estime que « chaque État membre devrait pouvoir décider d’une politique aussi importante ».

Les partis slovaques sont également divisés sur la question de la coopération avec la Chine.

Les partis SMER, HLAS (Socialistes et Démocrates européens), Republika et SNS — partenaires possibles de la prochaine coalition au pouvoir — souhaitent une coopération accrue avec Pékin, même si l’UE entame un processus d’« atténuation des risques » avec la superpuissance autoritaire.

Parallèlement, les progressistes, les démocrates-chrétiens, le SaS et OĽaNO considèrent la Chine comme une menace.