Le vice-premier ministre serbe envisage le « modèle de Hong-Kong » pour le Kosovo
La Serbie espère être prête à entrer dans l'Union européenne d'ici la fin 2015, mais il faudra d'abord trouver une solution « créative » pour son ancienne province du Kosovo, a déclaré le vice-premier ministre serbe, Bozidar Djelic, à EURACTIV Allemagne dans un entretien exclusif. Il a cité le « modèle de Hong-Kong » comme éventuelle solution au problème.
La Serbie espère être prête à entrer dans l'Union européenne d'ici la fin 2015, mais il faudra d'abord trouver une solution « créative » pour son ancienne province du Kosovo, a déclaré le vice-premier ministre serbe, Bozidar Djelic, à EURACTIV Allemagne dans un entretien exclusif. Il a cité le « modèle de Hong-Kong » comme éventuelle solution au problème.
Alors que les progrès de la Serbie vers l’adhésion à l'UE dépendent de sa capacité à résoudre ses problèmes avec ses voisins, M. Djelic a déclaré qu'il chercherait un compromis « créatif » sur le conflit actuel concernant l'indépendance du Kosovo.
Interrogé sur la signification du terme « créativité » dans le contexte de l'élaboration d'une solution, il a mentionné le modèle des deux Allemagne en 1972 et le « modèle de Hong Kong ».
Le système des « deux Allemagne » permettait à l'Allemagne de l'ouest de ne pas reconnaître la partie est communiste tout en maintenant ses relations avec la République démocratique allemande et en créant même un ministère en charge des relations entre elles.
Après que Hong Kong, ancienne colonie britannique, est passée aux mains des Chinois en 1997, elle est devenue une région administrative particulière de la Chine. Cela signifie que le territoire de Hong Kong est dirigé selon le principe « un pays, deux systèmes ».
Un tel compromis garantirait au Kosovo une autonomie économique et politique sans mettre en péril l'intégrité territoriale de la Serbie, a expliqué M. Djelic.
« Il est impossible d'avoir une paix durable si l'on soutient un nationalisme contre un autre. Il est beaucoup plus judicieux de soutenir un type de compromis européen insatisfaisant mais qui fonctionne », a-t-il déclaré.
La Serbie est prête à entamer le dialogue avec le Kosovo afin de discuter des problèmes du quotidien, des plaques minéralogiques aux timbres douaniers, a-t-il ajouté.
Les premières discussions directes entre la Serbie et le Kosovo, qui a déclaré son indépendance unilatéralement en 2008, on débuté le 8 mars à Bruxelles sous la supervision de la haute représentante de l'UE, Catherine Ashton.
Toutefois, M. Djelic n'a pas souhaité parler de la reconnaissance de l'indépendance du Kosovo. La Serbie ne devrait pas être obligée de choisir entre « l'Europe ou le Kosovo », a-t-il insisté.
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