Le taux de chômage stable à 7,1 % en France, le halo du chômage en légère hausse

Le taux de chômage stable à 7,1 % en France, le halo du chômage en légère hausse. Le taux de chômage en France reste stable pour le premier trimestre de 2023, à 7,1 %, revenant au niveau enregistré dans les années 1980, selon les estimations de l’Insee publiées mercredi (17 mai).

Euractiv France
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Le taux de chômage français n’avait pas atteint un niveau aussi bas depuis 1982, en excluant l’année 2020, lorsqu’il était de 7 %. [Shutterstock/ricochet64]

Le taux de chômage en France reste stable pour le premier trimestre de 2023, à 7,1 %, revenant au niveau enregistré dans les années 1980, selon les estimations de l’Insee publiées mercredi (17 mai).

L’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) a publié mercredi les chiffres relatifs au chômage en France. Avec 7,1 % de chômage en France (hors département de Mayotte), le premier trimestre de 2023 ne subit pas de variation par rapport au quatrième trimestre de 2022.

Le taux de chômage français n’avait pas atteint un niveau aussi bas depuis 1982, en excluant l’année 2020, lorsqu’il était de 7 %. À cette époque, il « avait ponctuellement fortement baissé en “trompe-l’œil” pendant le premier confinement », note l’Insee, notamment en raison des mesures gouvernementales prises pour préserver l’emploi, comme le chômage partiel.

En France métropolitaine (hors outre-mer), ce même taux s’établit à 6,9 %.

Un signe positif pour Emmanuel Macron, qui y voit le résultat de sa politique des six dernières années. Dès l’élection présidentielle de 2022, il s’était engagé à atteindre le plein-emploi – qu’il estime être à 5 % – d’ici 2027.

« Cela fait 40 ans que le niveau du chômage n’avait pas été si bas. Objectif plein-emploi ! » a tweeté le président mercredi.

Un résultat à prendre avec des pincettes, selon certains membres de l’opposition. Le député La France insoumise Hadrien Clouet accuse le gouvernement de « transformer des chômeurs à temps plein en précaires à temps partiel ». Selon lui, « 40% des inscrits à Pôle emploi ont un travail, qui les rend généralement non-indemnisables sans leur permettre de vivre ».

Dans le détail, le chômage des jeunes (15-24 ans) baisse légèrement, passant de 16,8 % à 16,6 % entre le quatrième trimestre 2022 et le premier trimestre 2023. Si pour les 25-49 ans le taux de chômage est également en baisse, il est en augmentation pour les plus de 50 ans (de 5 % à 5,2 %).

Les hommes demeurent davantage touchés par le chômage (7,4 %, stable) que les femmes (6,8 %, en baisse).

Le taux de personnes au chômage de longue durée, à savoir celles au chômage depuis au moins 12 mois, diminue très légèrement (de 1,9 % à 1,8 %).

En revanche, le nombre de personnes dans le halo du chômage est en hausse de 100 000 personnes par rapport au troisième trimestre 2022, à 1,95 million. Ce chiffre représente les personnes inactives au sens du Bureau international du travail (BIT), mais qui, ne recherchant pas activement un emploi ou n’étant pas disponibles à en prendre un, elles ne peuvent être considérées comme étant au chômage.

Le taux de personnes en situation de sous-emploi, qui « travaillent à temps partiel, souhaitent travailler davantage et sont disponibles pour le faire », selon la définition de l’Insee, connaît aussi une légère baisse par rapport à fin 2022, passant de 4,6 % à 4,4 %.

Le taux d’emploi en CDI progresse légèrement d’un trimestre à l’autre (50,6 %, + 0,1 point) de même que celui en CDD (5,4 %, +0,2 point), tandis que l’intérim, les alternances et le travail indépendant ne varient pas — respectivement 1,4 %, 2,3 % et 8,5 %. Les temps partiels progressent de 0,2 point (11,4 %).