Le sommet d’octobre scellera le sort des postes clefs de l’UE, selon la Suède [FR]
Si le traité de Lisbonne est ratifié d’ici là, le sommet européen des 29 et 30 octobre à Bruxelles discutera des nominations pour l'ensemble des hauts postes de l’UE, y compris ceux de président permanent de l’UE et de tsar de la politique étrangère, a déclaré hier (1er septembre) la présidence suédoise de l’UE.
Si le traité de Lisbonne est ratifié d’ici là, le sommet européen des 29 et 30 octobre à Bruxelles discutera des nominations pour l’ensemble des hauts postes de l’UE, y compris ceux de président permanent de l’UE et de tsar de la politique étrangère, a déclaré hier (1er septembre) la présidence suédoise de l’UE.
S’adressant mardi à la commission des Affaires constitutionnelles du Parlement européen, la ministre suédoise des Affaires européennes Cecilia Malmström a déclaré que si le traité de Lisbonne était adopté, le sommet d’octobre pourrait s’occuper des nominations concernant les postes de président du Conseil, de haut représentant de l’UE pour la politique étrangère et celles des membres de la nouvelle Commission.
Ses commentaires apparaissent également comme une confirmation du fait que l’actuelle Commission devrait assurer l’intérim pour un temps limité.
Mme Malmström a ajouté que le sommet d’octobre traiterait aussi de la question des 18 eurodéputés dont le statut dépend de la ratification du traité, et des accords pour le Service européen pour l’action extérieure qui assistera le tsar européen de la politique étrangère.
Le sommet va se tenir après le second référendum irlandais sur le traité de Lisbonne prévu pour le 2 octobre. Cependant, il n’est pas certain que le processus de ratification ait avancé d’ici là en Allemagne, en Pologne et en République tchèque, en particulier, où un groupe de sénateurs proche du président eurosceptique du pays Václav Klaus a demandé à la Cour constitutionnelle de retarder la ratification du traité de l’UE jusqu’à ce que les lois nationales soient amendées (EURACTIV 24/08/09).
Lors de la rencontre, les eurodéputés ont posé plusieurs questions relatives aux nominations pour les nouveaux postes. Mme Malmström a refusé de spéculer sur les noms, mais elle a assuré que le Parlement serait tenu informé. Les eurodéputés ont également exprimé leurs craintes face au manque d’intérêt du public en matière d’affaires institutionnelles de l’UE et ils ont pressé la présidence de mettre en avant des questions soulevant l’intérêt des citoyens.
Révélation d’un secret de Polichinelle
Lors de son audition devant la commission du Développement du Parlement, Karel de Gucht, le commissaire belge nommé pour le portefeuille du développement, a déclaré qu’il prenait ses fonctions pour quatre mois, confirmant ainsi un secret de Polichinelle : l’exécutif européen restera en place au-delà de son mandat et jusqu’à la fin de l’année.
Outre M. De Gucht, la lituanienne Algirdas Semeta et le polonais Pawel Samicki ont aussi obtenu hier l’aval du Parlement européen, remplaçant leurs compatriotes qui ont récemment décroché d’autres postes de haut niveau.
Cependant, si le traité de Lisbonne n’est pas ratifié fin 2009, la Commission devra être élue dans le cadre du traité de Nice. Mettant la pression sur l’Irlande, la République tchèque et la Pologne, l’Allemagne a récemment averti que si Lisbonne n’entrait pas en vigueur, Berlin appellerait alors à une Commission de 12 membres, ou au maximum 18, insinuant que les « pays à problèmes » ne seraient pas représentés dans le collège (EURACTIV 15/06/09).