Le salon de l'auto présente de nouvelles mesures de réduction du CO2 [FR]

D'après les représentants du secteur automobile lors d'un salon en janvier, pour que les voitures atteignent les objectifs européens de réduction du CO2 tout en restant abordables pour les consommateurs, les législateurs européens doivent commencer à envisager des solutions dans d'autres domaines que la technologie des moteurs, comme les pneumatiques à bon rendement énergétique, les carburants alternatifs ou l'éco-conduite.

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D’après les représentants du secteur automobile lors d’un salon en janvier, pour que les voitures atteignent les objectifs européens de réduction du CO2 tout en restant abordables pour les consommateurs, les législateurs européens doivent commencer à envisager des solutions dans d’autres domaines que la technologie des moteurs, comme les pneumatiques à bon rendement énergétique, les carburants alternatifs ou l’éco-conduite.

Le Salon européen de l’automobile 2008 (EAF), préparé le 23 janvier par la Fédération belge de l’automobile (Febiac) et l’Association européenne des constructeurs automobiles (ACEA), a organisé une série d’ateliers sur des sujets allant de la complexité du génie mécanique à la nécessité de changer le comportement du consommateur et d’améliorer les infrastructures routières, source inconnue de réduction des émissions des véhicules, sujet sur lequel le cabinet de Conseil norvégien Sintef a présenté une étude (EURACTIV 11/04/07). 

Alors que l’objectif était clairement de mieux faire connaître les technologies automobiles complémentaires, qui, selon la Commission, devraient permettre une réduction des émissions de 10 g/km, un certain nombre d’options alternatives intéressantes pour la réduction de CO2 ont été présenté.

Patrick Ozoux, directeur du bureau européen de Michelin, a présenté une étude révélant que les automobiles européennes pouvaient émettre jusqu’à 7 g/km de moins rien qu’en optant pour de meilleurs pneumatiques. Selon lui, un plein sur cinq serait uniquement dû à l’état des pneus, ce qui montre l’importante contribution des pneumatiques dans la consommation de carburant.

Jan De Strooper, directeur de l’entreprise belge DrivOlution, a présenté son projet de conduite e-positive, une expérience pratique sur une durée de huit mois consistant à surveiller les changements dans la consommation de carburant de 150 conducteurs, après qu’ils ont reçu une formation de conduite écologique.

Selon lui, les participants au programme ont consommé en moyenne 7,5 % de carburant en moins, la moitié d’entre eux ayant en fait réduit leurs émissions de 10 à 18 %, économisant 6 275 litres de carburant sur un million de kilomètres. Cela ne représente pas seulement des économies individuelles de près de 275 euros par an, mais également une réduction des émissions de CO2 d’environ 8 %, a commenté M. De Strooper.

Selon lui, si toute la Belgique adoptait une conduite « e-positive », cela permettrait d’économiser jusqu’à 627,5 millions de litres de carburant chaque année sans frais.
Les chiffres diffèrent de ceux présentés par l’ACEA : 3 600 euros, le coût additionnel par voiture qui pourrait, selon l’association, être économisé dans le cadre de la proposition de réglementation européenne.

Néanmoins, les groupes écologistes ont accusé l’industrie de vouloir fuir ses responsabilités en demandant une approche intégrée. L’eurodéputé Chris Davies, rapporteur au Parlement sur les automobiles et le CO2, a également rejeté l’idée visant à se concentrer davantage sur des mesures complémentaires dans la législation européenne. Il a affirmé que si l’on ne peut évaluer ces émissions, on ne peut pas aborder correctement la situation.