Le Royaume-Uni va héberger les demandeurs d’asile sur des navires

Le ministère de l’Intérieur prévoit de loger les demandeurs d’asile dans dix bateaux de croisière, ferries et barges inutilisés dans les ports du Royaume-Uni, a rapporté The Guardian.

Euractiv.com
UK
Des responsables politiques ont été invités à examiner « toutes les possibilités » afin de trouver un logement pour les demandeurs d’asile dont les procédures sont retardées. Il est notamment question d’anciens camps militaires et de prisons. [[EPA-EFE/RAMON VAN FLYMEN]]

Le ministère de l’Intérieur prévoit de loger les demandeurs d’asile sur dix bateaux de croisière, ferries et barges inutilisés dans les ports britanniques, a rapporté The Guardian.

Des responsables politiques ont été invités à examiner « toutes les possibilités » afin de trouver un logement pour les demandeurs d’asile dont les procédures administratives sont retardées. Il est notamment question d’anciens camps militaires et de prisons.

En décembre, le Premier ministre Rishi Sunak a déclaré que le gouvernement comptait résorber le retard pris dans les décisions initiales en matière d’asile « d’ici à la fin de l’année prochaine ».

Cette volonté se traduit par la nécessité pour le ministère de l’Intérieur de prendre près de 25 000 décisions par trimestre pour tenir cette promesse.

Le ministère de l’Intérieur prévoit d’utiliser l’intelligence artificielle pour traiter les 138 052 cas d’asile indécis, d’après The Guardian.

Le Royaume-Uni travaille également sur un projet de loi relatif à l’immigration illégale, qui permettrait de détenir les migrants illégaux sans possibilité de libération sous caution ni réexamen judiciaire dans les 28 premiers jours de leur détention, jusqu’à ce qu’ils puissent être expulsés.

Ce projet de loi comprend des dispositions visant à empêcher les demandeurs d’asile de prétendre être victimes de l’esclavage moderne pour éviter ou retarder leur expulsion.

Le 27 mars, dans une lettre adressée aux deux chambres du Parlement britannique, la Commissaire aux droits de l’homme du Conseil de l’Europe, Dunja Mijatović, a exhorté les législateurs à voter contre le projet de loi.