Le Royaume-Uni divisé sur l'apport économique de l'immigration [FR]
Une étude récente menée par l'ONG Migrationwatch U.K. et contestée par les travaillistes et les industriels provoque le débat sur les effets économiques de la migration des travailleurs d'Europe de l'Est, estimant que les profits restent marginaux.
Une étude récente menée par l’ONG Migrationwatch U.K. et contestée par les travaillistes et les industriels provoque le débat sur les effets économiques de la migration des travailleurs d’Europe de l’Est, estimant que les profits restent marginaux.
L’étude de Migrationwatch U.K., publiée le 3 janvier 2007, avance que les travailleurs migrants en provenance de l’Europe de l’Est et d’autres pays ne bénéficient que faiblement à la croissance économique. Elle estime que le bénéfice retiré de l’immigration par chaque personne native du Royaume-Uni équivaut à 4 pences par mois, c’est-à-dire moins que la valeur d’une barre de Mars par mois ». Le document suggère que les coûts pourraient même peser plus lourd que les bénéfices retirés de l’immigration. Plus encore, il spécifie que les travailleurs migrants exercent une pression à la baisse sur les salaires, à des niveaux qui semblent inacceptables à de nombreux sans-emplois.
Néanmoins le gouvernement travailliste a souligné le fait que l’immigration profitait largement à l’économie britannique et qu’elle avait un effet positif sur l’emploi. La confédération des industriels britanniques (CBI) a déclaré que les travailleurs migrants apportaient des compétences et occupaient des postes que les citoyens britanniques ne souhaitaient ou ne pouvaient pas occuper.
Une étude menée par le ministère allemand de l’économie et de la technologie a trouvé que la pénurie de compétences s’aggravait, de plus en plus d’Allemands qualifiés quittant le pays et de plus en plus d’immigrants y arrivant. Contrairement au Royaume-Uni, l’Allemagne continue d’appliquer une « politique de la porte fermée » concernant les travailleurs migrants de l’Europe de l’Est.
L’Allemagne, qui préside l’Union depuis le 1er janvier 2007, a l’intention de promouvoir une approche européenne visant à attirer les travailleurs qualifiés pour tenter de redonner souffle à l’agenda de Lisbonne.