Le président tchèque demande un élargissement du groupe de Visegrad à la Slovénie
Lors de la première réunion conjointe du groupe de Visegrad depuis le début l’invasion de l’Ukraine par la Russie en février, le président tchèque Miloš Zeman a déclaré que le groupe, qui comprend la République tchèque, la Slovaquie, la Pologne et la Hongrie, devrait s’étendre à la Slovénie.
Lors de la première réunion conjointe du groupe de Visegrad depuis le début l’invasion de l’Ukraine par la Russie en février, le président tchèque Miloš Zeman a déclaré que le groupe, qui comprend la République tchèque, la Slovaquie, la Pologne et la Hongrie, devrait s’étendre à la Slovénie.
Au cours de la réunion qui s’est tenue à Bratislava, les dirigeants ont discuté de la sécurité énergétique, de l’inflation et de l’élargissement potentiel du groupe de Visegrad à d’autres pays.
M. Zeman a déclaré qu’il appréciait le fait que tous les membres du groupe étaient venus en aide aux réfugiés ukrainiens, notant que leur collaboration au sein de Visegrad était aussi utile que celle d’autres groupes similaires, tels que les pays du Benelux.
« Visegrad a prouvé son rôle en empêchant les tentatives de répartition des migrants illégaux par quotas entre les différents pays européens », a déclaré M. Zeman, qui s’est également prononcé en faveur de l’élargissement du groupe de Visegrad à la Slovénie, qui, selon lui, doit faire partie de la coopération de Visegrad.
Les présidents de la Slovaquie, de la Pologne et de la Hongrie ont profité de la conférence de presse qui a suivi le sommet pour faire l’éloge de M. Zeman, dont le second mandat présidentiel se termine au début de l’année prochaine.
Le président polonais Andrzej Duda l’a décrit comme un homme politique plein d’esprit, tandis que la présidente hongroise Katalin Novák a déclaré que M. Zeman allait manquer aux réunions.
La présidente slovaque Zuzana Čaputová a toutefois souligné la position incohérente des pays du groupe sur l’aide militaire à Kiev. En effet, la Hongrie avait auparavant refusé que les livraisons d’armes occidentales à destination de l’Ukraine passent par son territoire.
M. Zeman, bien connu pour sa position pro-russe avant la guerre en Ukraine et qui avait également de la sympathie pour le gouvernement hongrois, a déclaré que Budapest aidait à présent Kiev à déminer le territoire ukrainien.