Le Premier ministre tchèque promet d’organiser un sommet social suite à des critiques

Le Premier ministre tchèque a présenté les priorités de la présidence tchèque après que des critiques, lui reprochant de négliger les priorités du bloc sur le plan social, ont incité le gouvernement à promettre d’organiser un sommet social à Prague.

EURACTIV République tchèque
European Parliament in Strasbourg
« La dimension sociale se reflète dans un certain nombre de priorités », a déclaré Petr Fiala, qui a ajouté qu’il s’agissait en particulier de priorités relatives à la sécurité énergétique. [EPA-EFE/JULIEN WARNAND]

Le Premier ministre tchèque, Petr Fiala, a présenté les priorités de la présidence tchèque de l’Union européenne au Parlement européen après que des critiques, lui reprochant de ne pas tenir compte des priorités du bloc sur le plan social, ont incité le gouvernement à promettre aux eurodéputés d’organiser un sommet social à Prague.

Petr Fiala a également assuré aux eurodéputés que, bien que la politique sociale ne dispose pas de son propre chapitre dans les priorités, elle est intégrée à tous les sujets.

« La dimension sociale se reflète dans un certain nombre de priorités », a déclaré M. Fiala, qui a ajouté qu’il s’agissait en particulier de priorités relatives à la sécurité énergétique.

Selon lui, la principale tâche de l’Europe devrait être de trouver un consensus solide sur la manière de réduire l’impact de la crise sur les Européens.

« Car l’inflation, l’insécurité énergétique ou la crise alimentaire sont des menaces que nous pouvons mieux affronter ensemble », a déclaré M. Fiala. « Je pense que tant le Conseil que le Parlement européen seront d’accord sur ce point. »

« Nous devons éviter les divisions et toujours essayer de trouver le consensus le plus large possible. Nous devons également être plus respectueux des opinions et des positions des autres, même si nous ne sommes pas d’accord avec celles-ci », a-t-il précisé.

L’eurodéputé tchèque du groupe Renew Europe Ondřej Knotek à confié à EURACTIV République tchèque que « les impacts sociaux dans le contexte de la crise de la Covid-19 et de la guerre [en Ukraine] ne sont pas abordés ».

« Étant donné que le gouvernement [tchèque] n’est pas capable d’aborder cette question dans son propre pays, je suis un peu inquiet sur sa capacité à proposer des mesures efficaces qui fonctionneraient au niveau européen », a-t-il poursuivi.

Le gouvernement tchèque a pour sa part assuré aux législateurs européens qu’il aborderait les questions sociales de manière appropriée.

« Nous tiendrons un sommet social avant le Conseil européen d’octobre », a annoncé le ministre tchèque des Affaires européennes, Mikuláš Bek, mercredi (6 juillet).