Le Premier ministre portugais Luis Montenegro s’engage à renforcer les relations avec la France

Le Portugal est prêt à renforcer les relations avec la France, a déclaré le Premier ministre Luís Montenegro au président français Emmanuel Macron mercredi (19 juin) à Paris, mettant en avant les agendas européens et leur influence commune en Afrique.

Lusa Portugal
Portuguese Prime Minister Luis Montenegro at the Elysee Palace
Le président français Emmanuel Macron (à droite) serre la main du Premier ministre portugais Luis Montenegro (à gauche) avant leur déjeuner de travail au palais de l’Élysée à Paris, France, le 19 juin 2024. [EPA-EFE/Mohammed Badra]

Le Portugal est prêt à renforcer les relations avec la France, a déclaré le Premier ministre Luís Montenegro au président français Emmanuel Macron mercredi (19 juin) à Paris, mettant en avant les agendas européens et leur influence commune en Afrique.

« Notre volonté n’est pas seulement de poursuivre, mais de renforcer nos liens, donc je viens ici, cher président, avec l’intention de poursuivre la relation et de l’approfondir. Nous avons devant nous un espace de coopération qui peut être plus profond et qui peut servir nos peuples », a exprimé M. Montenegro au palais de l’Élysée, où il a été reçu pour un déjeuner de travail.

« Le Portugal et la France ont un partenariat historique et étendu, tant au niveau bilatéral » que du point de vue de « l’engagement envers les valeurs et la construction de l’avenir de l’Union européenne, ainsi qu’au niveau mondial au sein des Nations unies » et dans les régions d’intérêt communs, « comme l’Afrique », a-t-il poursuivi.

« Nous sommes très engagés et soutenons les principaux sujets européens actuels, tels que le soutien à l’Ukraine face à l’invasion russe, le suivi de la situation dans la bande de Gaza et l’ensemble du processus de redressement économique de l’Europe », a ajouté M. Montenegro.

Pour le Premier ministre, cela comprend « le développement du marché unique, le développement de la compétitivité de nos entreprises, le financement des petites et moyennes entreprises en particulier et des questions aussi pertinentes que la gestion des flux migratoires ».

Il a également félicité la France pour l’organisation des Jeux olympiques à Paris et a déclaré qu’il aimerait venir voir la « capacité d’organisation » de la France « en action », et également « accompagner les athlètes portugais ».

M. Montenegro a souligné l’accueil chaleureux de la communauté portugaise en France et a remercié le président pour son message à l’occasion de l’anniversaire du Traité de Rome.

Avant son déjeuner avec M. Macron, M. Montenegro a visité la peinture murale « Strates Urbaines » de l’artiste portugais Alexandre Farto (Vhils) à la gare d’Orly, où il a parlé aux journalistes de la candidature de l’ancien Premier ministre António Costa à la présidence du Conseil européen.

Le Premier ministre a mis en avant les qualités justifiant le soutien du gouvernement portugais au socialiste : « C’est parce qu’il est portugais, pro-européen, et qu’il porte les valeurs du respect de la paix, de la démocratie, de la solidarité politique et économique entre les États de l’Union européenne », a-t-il indiqué aux journalistes dans des propos diffusés par la chaîne publique portugaise RTP.

S’exprimant au sujet de l’ancien Premier ministre portugais António Costa, que le Portugal souhaite présenter comme président du Conseil européen, M. Montenegro a déclaré qu’il avait « la capacité de construire les ponts nécessaires entre les États membres et même entre les différentes sensibilités politiques des partis ».

« Je ne vois aucun autre socialiste dans la famille socialiste, et je ne fais confiance à aucun autre socialiste en Europe, pour remplir ce rôle », a-t-il ajouté.

Il a également expimé l’espoir que sa nomination serait finalisée d’ici la semaine prochaine.

De son côté, Emmanuel Macron a indiqué que cette rencontre visait à préparer « les prochaines échéances » et à définir « le proramme stratégique » de l’Europe et la sécurité, militaire, technologique et économique, « d’une Europe souveraine, d’une Europe de la décarbonée, et protectrice de ses frontières solidaire de ses alliés ».

« Il y a une profonde convergence nos deux pays, et une volonté de coopérer », a-t-il affirmé, évoquant « des valeurs qui font aussi le modèle européen », et soulignant que sur « les questions internationales, l’Ukraine, le Moyen-Orient, l’Afrique », la coopération « démontre aussi la proximité d’intérêts et de valeurs » entre les deux pays.

« Je veux vous dire combien les liens qui nous unissent sont des liens humains, de fascination mutuelle et d’amitié, mais aussi des liens très importants pour notre Europe. Nous partageons les mêmes valeurs et la même détermination », a poursuivi M. Macron.