Le Premier ministre britannique, Keir Starmer, participera à un sommet informel de l’UE en février

Le nouveau président du Conseil européen, António Costa, a rencontré le Premier ministre britannique Keir Starmer à Londres jeudi 12 décembre, et l’a invité à un sommet informel de l’Union européenne (UE) le 3 février.

EURACTIV.com
Prime Minister Keir Starmer Hosts European Council President Antonio Costa
Le Premier ministre britannique Keir Starmer (G) accueille le président du Conseil européen Antonio Costa au 10 Downing Street le 12 décembre 2024 à Londres, Royaume-Uni. [Leon Neal/Getty Images]

Le nouveau président du Conseil européen, António Costa, a rencontré le Premier ministre britannique, Keir Starmer, à Londres jeudi 12 décembre, et l’a invité à un sommet informel de l’Union européenne (UE) le 3 février.

Le Premier ministre britannique de centre gauche a été élu en juillet dernier, après avoir fait campagne en promettant de « réinitialiser » les relations de son pays avec l’Union européenne. Or, les diplomates de l’UE disent avoir du mal à comprendre ce que souhaite exactement Keir Starmer.

Lors de la réunion de jeudi, la première depuis l’entrée en fonction d’António Costa le 1er décembre, le président du Conseil européen a officiellement invité Keir Starmer à participer à un sommet informel avec tous les dirigeants de l’UE à Bruxelles le 3 février. La nouvelle de cette invitation avait été rapportée pour la première fois par le Financial Times en novembre.

La première visite de Keir Starmer à Bruxelles en tant que Premier ministre a eu lieu en octobre, lorsque lui et la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, se sont engagés à organiser des sommets réguliers.

À l’époque, les journalistes ignoraient la forme que prendraient ces sommets, car la Commission n’a pas le pouvoir d’inviter Keir Starmer aux réunions des 27 dirigeants nationaux de l’UE. Les « sommets » avec les pays tiers impliquent généralement les présidents du Conseil et de la Commission, mais pas les chefs d’État et de gouvernement des États membres.

En tant que président du Conseil européen, l’institution au sein de laquelle les dirigeants nationaux définissent les priorités politiques de l’Union européenne, António Costa est toutefois habilité à lancer de telles invitations.

António Costa et Keir Starmer se sont rencontrés au 10 Downing Street, la résidence officielle du Premier ministre à Londres. Ils n’ont pas prononcé de discours, mais ont publié une déclaration commune à l’issue de la réunion, qui indique que le Premier ministre britannique « a été heureux d’accepter l’invitation et se réjouit de discuter du renforcement de la coopération stratégique avec l’UE, notamment dans le domaine de la défense ».

Hormis l’invitation, la déclaration n’offre que peu d’informations sur les discussions entre les deux hommes.

Elle mentionne les « défis géopolitiques », en particulier la nécessité de soutenir l’Ukraine. Les deux responsables politiques ont également abordé le Moyen-Orient et la Syrie, s’accordant « sur l’importance d’assurer une transition pacifique vers une stabilité politique à long terme après la chute du régime brutal de Bachar al-Assad ».

Que veut Keir Starmer ?

Les appels du Premier ministre britannique en faveur d’une réinitialisation des relations ont reçu un accueil mitigé à Bruxelles. Les diplomates de l’UE saluent l’initiative de Keir Starmer, mais expriment également leur perplexité quant aux résultats concrets qu’il espère obtenir.

Lors d’une conférence de presse concluant sa visite dans la capitale belge en octobre, Keir Starmer a déclaré aux journalistes qu’il souhaitait progresser dans la « promotion de la croissance et de la prospérité, dans la collaboration sur des défis communs, tels que le changement climatique, la sécurité énergétique et l’immigration clandestine, et dans le renforcement de notre sécurité et de notre stabilité communes ».

Il a toutefois refusé de s’étendre sur les détails, affirmant que les différends en cours entre le Royaume-Uni et l’UE, tels que les droits en matière de pêche, n’avaient pas été abordés.

[Édité par Anna Martino]