Le plan d'action sur l'efficacité énergétique permettra-t-il de réduire la consommation d'énergie? [
Le plan d'action sur l'efficacité énergétique, qui doit être adopté le 19 octobre, prévoit plus de 75 actions pour réduire de 20% la consommation d'énergie en Europe d'ici 2020. Toutefois, selon plusieurs experts, il n'est pas sûr qu'augmenter l'efficacité entraîne automatiquement une baisse de la consommation énergétique.
Le plan d’action sur l’efficacité énergétique, qui doit être adopté le 19 octobre, prévoit plus de 75 actions pour réduire de 20% la consommation d’énergie en Europe d’ici 2020. Toutefois, selon plusieurs experts, il n’est pas sûr qu’augmenter l’efficacité entraîne automatiquement une baisse de la consommation énergétique.
Bien que l’efficacité énergétique ait récemment fait l’objet de plusieurs politiques, des interrogations demeurent sur l’efficacité de certaines.
Plusieurs économistes dans le domaine de l’énergie ont émis des doutes sur les véritables économies d’énergie que ces mesures d’efficacité énergétique permettraient de réaliser au niveau macro-économique. S’appuyant sur le travail de l’économiste du dix-neuvième siècle Stanley Jevons, ils ont examiné les effets de « rebond » ou de « reprise » des politiques d’efficacité énergétique. Cet effet a lieu quand les économies d’énergie réalisées grâce à une mesure sont répercutées par les consommateurs sous la forme d’une hausse de la consommation. Un exemple : un foyer qui a fait d’importantes économies d’énergie au cours de l’année peut, à la fin de l’année, décider d’acheter une nouvelle voiture avec les économies réalisées. On peut donc remettre en cause, au niveau macro-économique, la contribution de ces politiques à la baisse de la consommation d’énergie.
Un rapport publié en 2005 par le Comité des sciences et technologies de la Chambre des Lords britannique, en réponse au Livre vert de la Commission, a souligné ce problème, connu dans les cercles académiques sous le nom de « postulat Khazzoom-Brookes ».